Entre le droit et l’intérêt de l’enfant : une question de responsabilité parentale

Entre le droit et l’intérêt de l’enfant : une question de responsabilité parentale

Entre le droit et l’intérêt de l’enfant : une question de responsabilité parentale

Entre le droit et l’intérêt de l’enfant : une question de responsabilité parentales

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Référence bibliographique [1455]

Cyr, Francine. 2009. «Entre le droit et l’intérêt de l’enfant : une question de responsabilité parentale». Dans Du droit de l’enfant à l’intérêt de la famille séparée : colloque sur la justice familiale , sous la dir. de Dominique Goubon, p. 21-43. Cowansville: Éditions Yvon Blais.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’auteure propose une réflexion sur la place qu’occupe réellement l’enfant dans le « […] processus de réorganisation de la famille […] » après la séparation des parents. (p. 23) Elle présente les deux courants idéologiques qui divisent les intervenants à ce sujet : « [l]e premier courant soutient que la séparation conjugale est une affaire d’adultes de laquelle l’enfant doit être complètement exclu; le second défend l’idée que l’enfant a droit de parole et que l’on a l’obligation de l’associer aux décisions qui le concernent. » (p. 23)

Questions/Hypothèses :
L’auteure se pose les questions suivantes à propos « […] de la participation de l’enfant au processus de réorganisation de la famille. Est-il entendu? Où et comment l’est-il et par qui, lorsqu’il l’est? Quels sont les pièges et les conséquences possibles de sa participation au processus décisionnel? Quel poids accorder à sa parole? Quelle place lui donner concrètement et symboliquement? Cette polémique pourrait-elle être dépassée si au lieu de poser la question du pourquoi l’on s’interrogeait plutôt sur comment l’entendre et sur quoi faire avec sa parole? » (p. 23)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« Les études suggèrent que les enfants sont des acteurs sociaux compétents, qu’ils sont parfaitement capables de réfléchir et d’émettre leurs idées et stratégies pour composer avec leur réalité après la rupture des parents. Ces recherches montrent que même les enfants jeunes ont des idées valables à offrir. Il n’en tient qu’à nous, les intervenants, de se donner les moyens et la volonté de les entendre tout en continuant de douter de nos vérités et en remettant en question nos croyances parfois trop arrêtées sur ce qui est dans l’intérêt de l’enfant. En terminant, nous pouvons dire que l’enfant, certes, a le droit d’être entendu et que c’est notre responsabilité de l’entendre. Cependant, si l’on veut que sa parole contribue à la prise de décisions qui sont dans son meilleur intérêt, il faut que celles-ci, en dernier ressort relèvent de la responsabilité parentale. » (p. 43)