Construction identitaire et culturelle chez les Innus (Montagnais) et les Attikamekw

Construction identitaire et culturelle chez les Innus (Montagnais) et les Attikamekw

Construction identitaire et culturelle chez les Innus (Montagnais) et les Attikamekw

Construction identitaire et culturelle chez les Innus (Montagnais) et les Attikamekws

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Référence bibliographique [1334]

Girard, Camil et Antoine, N’Tetu Lutumba. 2009. «Construction identitaire et culturelle chez les Innus (Montagnais) et les Attikamekw». Dans Jeunes et dynamiques territoriales. Ancrage de l’identité et lieux de participation , Tome 2, sous la dir. de Madeleine Gauthier et Laflamme, Claude, p. 202. Québec: Presses de l’Université Laval.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cette article tente de « [...] d’élargir les recherches sur la dynamique migratoire au-delà des questions régionales concernant les jeunes adultes québécois [...] » issus des nations attikamekw et innue.

Questions/Hypothèses :
« Pourquoi partent-ils de leur communauté d’origine? Envisagent-ils d’y retourner? Quels rapports entretiennent-ils avec leur milieu d’origine? Quelle représentation se font-ils de la ville, de la réserve ou des territoires ancestraux? » (pp.14-15)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
22 jeunes migrants âgés entre 18 et 33 ans. 13 d’entre eux s’identifiaient à la nation attikamekw et 9 à la nation innue. L’échantillon était composé de10 hommes et de 12 femmes.

Instruments :
Guide d’entretien semi-dirigé

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Les jeunes migrants autochtones dont les propos sont analysés dans cet article ressemblent aux autres jeunes Québécois qui ont été étudiés dans nos enquêtes précédentes. À travers les départs de leur milieu d’origine, ils aspirent à une vie meilleure. Ils désirent par leurs études et par leur travail devenir des membres à part entière de leur communauté. Les jeunes ont a construire une identité dans la modernité, une modernité qu’ils assument et désirent intégrer aux valeurs de leur culture d’origine de premier peuple. En cela, nous pourrions dire que les jeunes autochtones du Québec cherchent à construire une identité dans un contexte d’affirmation, de tension et d’ambivalence qui leur est particulier. [...] Les changements, les déstructurations de coutumes et de valeurs qui sous-tendent ces pratiques traditionnelles de chasse et de pêche, la volonté qu’ont les Autochtones d’assurer un environnement plus propice à l’affirmation de leur culture ancestrale, voilà qui impose aux jeunes autochtones un déplacement des pôles identitaires pour se réapproprier les valeurs d’appartenance de leur culture : partage du territoire et de ses ressources, importance de la famille et de ses membres, spiritualité, acquisition de compétences dans les écoles. Ce que les jeunes autochtones du Québec nous rappellent ici, c’est que la reconnaissance des valeurs et des territoires ancestraux des peuples autochtones peut servir à réinventer tout le Québec comme un territoire de diversité interculturelle. » (pp. 27-29)