Attitudes envers l’homoparentalité : Une comparaison entre psychologues français et québécois

Attitudes envers l’homoparentalité : Une comparaison entre psychologues français et québécois

Attitudes envers l’homoparentalité : Une comparaison entre psychologues français et québécois

Attitudes envers l’homoparentalité : Une comparaison entre psychologues français et québécoiss

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Référence bibliographique [13248]

Vecho, Olivier et Schneider, Benoît. 2015. «Attitudes envers l’homoparentalité : Une comparaison entre psychologues français et québécois ». Revue canadienne des sciences du comportement / Canadian Journal of Behavioural Science, vol. 47, no 1, p. 102-112.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette étude a donc pour objectif de présenter des données issues d’une enquête comparative menée entre 2007 et 2009 auprès de psychologues français et québécois afin d’examiner leurs attitudes à l’égard de l’homoparentalité.» (p. 103)

Questions/Hypothèses :
«Dans une démarche exploratoire, nous essaierons pour l’essentiel de répondre à deux questions: observe-t-on une différence d’attitudes entre les psychologues de France et ceux du Québec? Existe-t-il un lien entre les attitudes envers l’homoparentalité d’une part, et certaines variables sociodémographiques et professionnelles d’autre part?» (p. 105)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Le questionnaire a été rempli de façon anonyme par 296 [psychologues français], mais l’échantillon final a été réduit à 275 participants se déclarant psychologues et hétérosexuels, ce afin de conserver les mêmes critères d’inclusion que dans les études antérieures recensées. […] Le questionnaire a été rempli en ligne par 601 répondants canadiens et l’échantillon final a été réduit à 277 participants en ne retenant pour nos analyses que ceux qui résident dans la province du Québec et se déclarent psychologues et hétérosexuels.» (p. 105)

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Globalement, les attitudes des psychologues se sont révélées favorables, voire très favorables. […] Il est […] possible que l’enquête ait intéressé les psychologues qui se sont sentis concernés par les situations homoparentales […]. En atteste la proportion de participants qui indiquent avoir déjà eu une expérience professionnelle auprès de familles homoparentales (31% des psychologues français et 39% des psychologues québécois), proportion sans doute plus élevée qu’au sein de la population générale des psychologues. Néanmoins, nous avons pu observer que les premiers présentaient des scores significativement inférieurs aux seconds au plan des attitudes envers la légalisation de l’accès à la parentalité. […] Soulignons donc d’abord que les psychologues interrogés apparaissent dans l’ensemble plutôt convaincus de l’aptitude des couples gais et lesbiens à être parents, et confiants quant au développement de leurs enfants. Des positions plus spécifiques apparaissent lorsqu’on analyse chacun des modes d’accès à la parentalité: à l’exception de la recomposition, les différences entre psychologues français et québécois sont évidentes concernant tous les modes d’accès; et elles sont plus importantes pour la PMA [procréation médicalement assistée] et la GPA [gestation pour autrui] que pour l’adoption.» (p. 108-109)