Les motivations de départ des conjoints violents à entreprendre une démarche d’aide

Les motivations de départ des conjoints violents à entreprendre une démarche d’aide

Les motivations de départ des conjoints violents à entreprendre une démarche d’aide

Les motivations de départ des conjoints violents à entreprendre une démarche d’aides

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Référence bibliographique [13238]

Turcotte, Pierre. 2001. «Les motivations de départ des conjoints violents à entreprendre une démarche d’aide». Dans Hommes, intervention et changement , sous la dir. de Gilles Rondeau et Hernandez, Stéphane, p. 55-66. Actes du colloque dans le cadre du 69e Congrès de l’ACFAS tenu à Sherbrooke le 17 mai 2001. Montréal: Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cette recherche porte sur les trajectoires des hommes violents visant à chercher de l’aide. «Les résultats que nous présentons ici concernent l’analyse des données recueillies sous la catégorie thématique motif qui se réfèrent aux propos des participants concernant la situation conjugale et/ou familiale qu’ils disaient vivre au moment d’entreprendre une démarche d’aide formelle.» (p. 56)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon compte «40 répondants en violence conjugale.» (p. 55)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les présents résultats semblent appuyer ceux obtenus dans des recherches récentes dans la littérature québécoise, […] qui ont identifié que le principal motif de participation à ces programmes, selon les intervenants, était la perte ou la peur de perdre la conjointe (départ, rupture, etc.). […] Les hommes en difficulté semblent vivre une grande dépendance face à leur conjointe concernant la gestion de leur vie affective: ils sont d’ailleurs souvent à risque suicidaire quand ils perdent le lien avec celle-ci (départ subi, rupture d’union ou décès). Cela semble s’expliquer par le fait que ce sont généralement à elle qu’ils confient la responsabilité de leur bien-être affectif. C’est souvent suite à une injonction de cette dernière, souvent exprimée par un ultimatum, que les hommes encore en vie de couple, entreprennent une demande d’aide. […] Cette analyse tend donc à démontrer qu’il y a pertinence de mettre au centre des recherches concernant l’aide et l’intervention auprès des hommes, leur propre perception de leur expérience dans leur rapport à l’aide formelle. [Finalement, l’auteur a] pu identifier plus de douze attributs caractérisant les propos des répondants sur leur motivation extrinsèque reliée à la conjointe […].» (p. 64-65)