Religion et éducation citoyenne dans les écoles juives et musulmanes du Québec

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Référence bibliographique [13231]

Tremblay, Stéphanie et Milot, Micheline. 2014. «Religion et éducation citoyenne dans les écoles juives et musulmanes du Québec ». Histoire, monde et cultures religieuses, vol. 32, no 4, p. 119-134.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Dans cet article, nous ne tenterons pas d’apprécier d’un point de vue normatif l’éducation privée religieuse, mais plutôt de comprendre d’un point de vue empirique – dans deux écoles juive et musulmane de Montréal – par quelles voies s’y construit la citoyenneté. Nous aborderons plus spécifiquement cette dimension de la socialisation scolaire en nous demandant si la religion peut ou non représenter une variable parmi d’autres au cœur du projet éducatif, cohabitant avec d’autres visées, comme la sensibilité aux différences et au pluralisme.» (p. 119)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’analyse présentée ici découle de notre thèse de doctorat, dans laquelle nous avons réalisé une analyse comparative de trois écoles de la région de Montréal: juive, musulmane et Steiner. Il s’est agi dans tous les cas de réaliser une observation participante dans les classes de 5e et de 6e années du primaire, d’une à trois semaines, et 45 entrevues [...] avec les enseignants concernés, les directions et 5 parents d’élèves par école. Afin de maximiser les données et d’en approfondir certains aspects, nous présentons dans cet article deux écoles du corpus, juive et musulmane.» (p. 121)

Intrument :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Cette référence à des valeurs ‘universelles’ dans les deux écoles met en lumière une certaine valorisation de l’ouverture et du respect de la diversité, non pas au sens d’une simple tolérance, mais en vertu d’une reconnaissance de l’autre comme égal en dignité. Les valeurs du bon citoyen mises de l’avant s’enracinent certes dans le particularisme religieux, juif ou musulman, mais elles se voient en même temps définies dans une portée plus vaste et inclusive, destinée à tous les membres de la société, qu’ils appartiennent ou non à la même religion.» (p. 133) «Sur le plan de la socialisation, alors que l’école publique cherche en principe à favoriser une certaine distance réflexive avec la socialisation primaire (familiale, communautaire), l’école privée religieuse, de par son existence même, marque une volonté de minimiser à différents degrés la rupture entre la socialisation primaire et secondaire. Inscrite dans le prolongement des valeurs familiales, elle tente ainsi d’atténuer les ‘chocs biographiques’ susceptibles d’ébranler la réalité intégrée au cours de l’enfance. De même, les données illustrent que les deux écoles développent un rapport analogue à la famille et au partage des responsabilités religieuses avec elle, apparaissant comme un maillon de la socialisation familiale.» (p. 124)