La porosité des temps sociaux et l’entrée par la profession : le lieu de nouvelles régulations?

La porosité des temps sociaux et l’entrée par la profession : le lieu de nouvelles régulations?

La porosité des temps sociaux et l’entrée par la profession : le lieu de nouvelles régulations?

La porosité des temps sociaux et l’entrée par la profession : le lieu de nouvelles régulations?s

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Référence bibliographique [13224]

Tremblay, Diane Gabrielle. 2015. «La porosité des temps sociaux et l’entrée par la profession : le lieu de nouvelles régulations?». Dans Repenser le travail : des concepts nouveaux pour des réalités transformées , sous la dir. de Martine D’Amours, Soussi, Sid Ahmed et Tremblay, Diane-Gabrielle, p. 103-134. Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Nous voulons montrer ici que lorsqu’on s’intéresse au travail et à l’emploi aujourd’hui, il importe d’étudier simultanément la famille et la relation entre emploi et famille […], mais aussi de penser cette relation sur le plan de l’articulation, ou encore de la porosité des temps sociaux. […] Notre article tentera d’illustrer ces défis liés à la fragmentation des temps, aux difficultés d’articulation des temporalités et à leur ‘rerégulation’ ou ‘réarticulation’ en utilisant comme exemple le cas d’une profession, celle des avocats.» (p. 104)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure utilise des données documentaires diverses, hormis dans la dernière section de l’article où elle illustre ses propos à l’aide d’une recherche, menée auparavant, sur des avocats. Cette recherche repose sur un échantillon de 46 avocats et avocates.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


«Lorsqu’on introduit le concept d’ethos professionnel dans le contexte d’une profession mixte, comme nous l’avons fait ici, il est difficile d’éviter le lien avec une autre dimension, soit celle du genre. […] Au sein de la profession d’avocat, le contrat de genre se caractérise pour Lapeyre (2006a, b) par un surinvestissement des femmes dans le travail professionnel par rapport au temps de travail moyen des femmes dans la société. En ce qui concerne les hommes, nous avons aussi pu observer un investissement professionnel fort et, au contraire, un sous-investissement dans la sphère domestique (Tremblay et Mascova, 2013), bien qu’il y ait quelques exceptions, notamment chez les hommes qui favorisent la carrière de la conjointe, et quelques cas où il y a un partage relativement égalitaire des tâches domestiques. […] L’environnement professionnel et l’environnement familial sont des lieux d’ajustement fondamentaux. Du côté de l’environnement familial, il y a souvent négociations au sein du couple en ce qui concerne la disponibilité temporelle des deux conjoints et les ajustements nécessaires. On voit ainsi que la famille reste structurante dans de nombreux cas, mais qu’il peut y avoir une certaine ‘régulation conjointe’ […].» (p. 127-128)