Famille, milieux de pratique et université. Synergie entre théorie et action dans un programme favorisant la réussite des enfants en milieu défavorisé

Famille, milieux de pratique et université. Synergie entre théorie et action dans un programme favorisant la réussite des enfants en milieu défavorisé

Famille, milieux de pratique et université. Synergie entre théorie et action dans un programme favorisant la réussite des enfants en milieu défavorisé

Famille, milieux de pratique et université. Synergie entre théorie et action dans un programme favorisant la réussite des enfants en milieu défavorisés

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Référence bibliographique [13210]

Terrisse, Bernard, Larivée, Serge J. et Blain, François. 2008. «Famille, milieux de pratique et université. Synergie entre théorie et action dans un programme favorisant la réussite des enfants en milieu défavorisé». Dans Construire une ’communauté éducative’. Un partenariat famille-école-association , sous la dir. de Gérard Pithon, Asdih, Carole et Larivée, Serge J., p. 51-73. Belgique: De Boeck.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[Q]uoique certains enseignants adoptent encore aujourd’hui une pratique plutôt individuelle (ou institutionnelle), où ils demeurent plutôt fermés aux acteurs extérieurs que sont les parents et la communauté, d’autres établissent de réels liens de collaboration ou de partenariat avec des parents, des professionnels ou des représentants de la communauté. C’est de ce deuxième type de pratique dont il est questions dans ce texte. Nous pensons que le fait d’illustrer comment se réalisent des projets mettant en évidence l’apport des milieux universitaires aux besoins des milieux de pratique peut contribuer à l’implantation d’autres initiatives similaires. C’est en ce sens que nous présentons, dans les paragraphes suivants, les grandes étapes et orientations du Programme ‘Famille, école, communauté, réussir ensemble’, FECRE […].» (p. 53)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Pour évaluer la phase d’implantation du programme, deux approches ont été utilisées: spécifique et globale. «L’objectif principal de l’approche spécifique (108 entrevues individuelles) était d’analyser de façon détaillée l’implantation du programme dans quatre commissions scolaires. […] L’objectif de l’approche globale (enquête postale, 420 questionnaires) était d’analyser le programme dans son ensemble en consultant tous les membres de l’équipe locale [constituée de parents, d’enseignants, de membres de personnel de l’école et de personnes dans la communauté] ainsi que les représentants des commissions scolaires, du MÉLS [Ministère de l’éducation, du loisir et du sport] et des partenaires des autres ministères. […] Le nombre de répondants à l’enquête postale […] a été de 253 […].» (p. 60)

Type de traitement des données :
Analyse statistique
Réflexion critique

3. Résumé


Lors de l’évaluation de la phase d’implantation du FECRE, les équipes locales devaient se pencher sur les différentes cibles visées par le projet (enfant, famille, classe, école et communauté) pour déterminer quels sont les facteurs les plus importants pour assurer la réussite du projet. «Pour la cible ‘famille’, l’engagement des parents dans la scolarisation de leur enfant est le facteur prépondérant (54,8%). Ce choix est cohérent avec la littérature scientifique et avec les orientations adoptées par de nombreux milieux et organismes qui prônent l’établissement de relations de collaboration, voire de partenariat, avec les parents (Deslandes, 1999 ; Epstein, 1992).» (p. 64) Par rapport à l’évaluation de l’impact du programme sur la qualité du partenariat école-famille-communauté, les équipes locales «pensent [que celui-ci] a un impact plus mitigé […] sur la mobilisation des parents. Il faut rappeler ici [que] les parents ne s’y sont intégrés [aux équipes locales] que progressivement. […] Le fait que les parents soient issus de milieux défavorisés nous amène à nous interroger sur les modalités prises pour faciliter leur intégration dans les équipes locales puisque la littérature scientifique montre que les parents provenant de ces milieux s’impliquent habituellement peu, notamment parce qu’ils se sentent peu concernés ou peu compétents (Montandon, 1994 ; Moseman, 2003).» (p. 66) Dans l’avenir, les auteurs croient que d’autres actions pourraient être mises de l’avant «[p]our qu’il y ait une influence mutuelle qui mène à une réelle complémentarité» (p. 70) entre le milieu universitaire et le milieu professionnel.