Mères et intervenantes : une relation privilégiée

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Mères et intervenantes : une relation privilégiée

Mères et intervenantes : une relation privilégiées

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Référence bibliographique [13156]

Sabourin, Gabrielle, Des Rivières-Pigeon, Catherine et Granger, Stéphanie. 2014. «Mères et intervenantes : une relation privilégiée». Dans Autisme et TSA : quelles réalités pour les parents au Québec? , sous la dir. de Catherine Des Rivières-Pigeon et Courcy, Isabelle, p. 89-108. Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Le présent chapitre vise ainsi à explorer la relation qui se développe entre les mères et les intervenantes en ICI [intervention comportementale intensive]. Nous porterons une attention particulière au regard que portent les mères sur les rôles joués par les intervenantes auprès de leur famille et de leur enfant. Tout d’abord, nous analyserons la perception qu’ont les mères des qualités personnelles et professionnelles des intervenantes en ICI. Ensuite, les types de rôles joués par les intervenantes auprès des mères et de leur famille dans les programmes d’ICI seront décrits». (p. 92)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Ce chapitre se base sur les résultats d’une recherche qualitative mené auprès de treize mères d’enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA).

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Cette étude révèle que les mères perçoivent les intervenantes comme jouant un rôle auprès de leur famille qui va bien au-delà de l’intervention faite auprès de l’enfant. Les mères semblent bénéficier elles-mêmes de cette intervention en étant outillées pour faire face aux difficultés de leur enfant, mais également en pouvant parler avec les intervenantes de ce qu’elles vivent au quotidien. Dans le cas des mères qui ont effectué elles-mêmes les séances d’ICI avec leur enfant, le fait d’avoir les services d’une intervenante, qui leur a permis de cesser d’intervenir directement auprès de leur enfant, est vécu comme un soulagement. Dans certains cas, ce type d’intervention directe peut générer de la fatigue et de la détresse. En effet, non seulement la logique même de l’ICI encourage ce rôle de cothérapeute, mais les parents sont souvent contraints à le devenir afin de réduire le fardeau financier associé à l’ICI ou encore parce qu’ils ne trouvent pas d’intervenantes. Bien qu’il puisse y avoir des avantages importants à l’implication des parents dans la thérapie, nos résultats soulignent l’importance d’appuyer les parents dans cette démarche et de tenir compte des variables externes […] qui peuvent faire en sorte que le rôle de cothérapeute ne soit pas souhaitable dans certaines familles.» (p. 106)