Qu’avez-vous fait de mon contrat de mariage? : je l’ai réinventé!

Qu’avez-vous fait de mon contrat de mariage? : je l’ai réinventé!

Qu’avez-vous fait de mon contrat de mariage? : je l’ai réinventé!

Qu’avez-vous fait de mon contrat de mariage? : je l’ai réinventé!s

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Référence bibliographique [13147]

Roy, Alain. 2013. «Qu’avez-vous fait de mon contrat de mariage? : je l’ai réinventé! ». Revue du notariat, vol. 115, no 2, p. 307-362.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’objectif de l’étude est de «comprendre la conception du contrat conjugal à laquelle adhèrent les praticiens et praticiennes, mais également [de] tester leurs réactions face au renouveau professionnel suggéré.» (p. 336) De plus, elle tente de «cerner la propension des répondants (conjoints) à discuter ouvertement des tenants et aboutissants de leur projet de vie commune avec leur conjoint.» (p. 343)

Questions/Hypothèses :
L’étude vise à répondre aux questions suivantes: «Comment le sentiment amoureux censé unir les conjoints pourrait-il s’accommoder d’une sanction judiciaire? Qui plus est, l’amour n’exclut-il pas toute forme de rationalité? Ne dit-on pas souvent qu’amour et raison ne font pas bon ménage? Cette question ouvre une autre piste de réflexion. N’y aurait-il pas dans cette dichotomie un autre obstacle au renouveau contractuel proposé? […] Autrement dit, le couple, ou l’amour qui en constitue la base, serait-il par nature imperméable à toute forme de rationalité contractuelle?» (p. 341-342)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est basée sur la participation de 10 avocats et notaires œuvrant dans le domaine du droit familial, et 45 hommes et femmes mariés ou unis de fait.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les propos des répondants (conjoints) sont de nature à réjouir les spécialistes de la relation conjugale qui s’évertuent depuis plusieurs années à vanter les mérites d’une bonne communication conjugale. En grande majorité, les répondants se disent enclins à discuter ouvertement des valeurs et des grands enjeux de leur vie conjugale, que ce soit au niveau de la fidélité, des croyances religieuses, des carrières, de la belle-famille, des tâches ménagères, autant d’enjeux sur lesquels nous les avons directement interpellés […] Bref, les conjoints rencontrés considèrent généralement opportun, voire nécessaire, de discuter de leurs différences et de leurs convergences.» (p. 343-345) L’auteur termine son étude en mentionnant que «[l]e contrat de mariage et d’union de fait que l’on retrouve sur le marché des services juridiques présentent un contenu normatif de type étatique. Ils constituent ni plus ni moins qu’un prolongement de la loi et doivent en ce sens afficher les mêmes propriétés. […] Les limites normatives des contrats de mariage et d’union de fait s’expliquent essentiellement par la conception qu’ont les notaires et les avocats de leur rôle: ils se voient comme des spécialistes du droit étatique et non de la norme au sens pluraliste du terme.» (p. 352)