Famille, mariage et procréation. Le combat de deux cardinaux canadiens

Famille, mariage et procréation. Le combat de deux cardinaux canadiens

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Famille, mariage et procréation. Le combat de deux cardinaux canadienss

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Référence bibliographique [13144]

Routhier, Gilles. 2002. «Famille, mariage et procréation. Le combat de deux cardinaux canadiens ». Cristianesimo nella storia, vol. 23, no 2, p. 367-428.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«La publication, à l’automne 1968, d’une document de réflexion de l’épiscopat canadien sur l’encyclique Humanae vitae constitue le point d’arrivée d’une longue réflexion des évêques du Canada sur les réalités conjugales. De fait, cette réflexion accompagne les différentes étapes qui ont marqué le déroulement du concile Vatican II, depuis son annonce jusqu’à sa clôture. Je tâcherai ici de reconstruire les étapes de cette réflexion, d’en dégager les principales thématiques, d’identifier quelques enjeux et de mettre en lumière le rôle de deux cardinaux (Léger et Roy) qui ont été des acteurs importants au cours de ce processus.» (p. 367)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


Un des conclusions de cet article est «le fait, évident, que c’est à travers l’écoute, la consultation et l’attention aux réalités que les deux cardinaux canadiens ont été amenés à réviser leurs positions en matière de théologie du mariage et de morale conjugale. En effet, ni l’un ni l’autre ne peut être décrit comme un croisé poursuivant une évolution au forcing de l’enseignement de l’église en ces matières. Ni l’un ni l’autre n’entre en concile comme un champion d’une cause au nom de motifs idéologiques, quels qu’ils soient. Sur le fond, l’un et l’autre sont assez traditionnels d’orientation, souscrivant fidèlement à l’enseignement de Pie XII. De fait, on constate même que ce n’est réellement qu’en 1964 qu’ils adoptent plus fermement des vues plus ouvertes en ces matières. Cela ne s’est produit qu’en raison de leur disposition à écouter les couples et les prêtres, confesseurs et responsables de mouvements familiaux; de leur disposition à prendre conseil auprès de personnes avisées et compétentes (philosophes, hommes de sciences, moralistes, théologiens); et de leur aptitude à observer les réalités et à prendre en compte les problèmes.» (p. 423) Cet article montre comment s’affrontent des conceptions divergentes (religieuse et laïque) sur le mariage, la pilule contraceptive, la famille, la conjugalité, etc.