Violences structurelle et conjugale en contexte migratoire. Polyphonie de discours ''empêcheurs de tourner en rond''

Violences structurelle et conjugale en contexte migratoire. Polyphonie de discours ''empêcheurs de tourner en rond''

Violences structurelle et conjugale en contexte migratoire. Polyphonie de discours ''empêcheurs de tourner en rond''

Violences structurelle et conjugale en contexte migratoire. Polyphonie de discours ''empêcheurs de tourner en rond''s

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Référence bibliographique [13137]

Rojas-Viger, Celia. 2014. «Violences structurelle et conjugale en contexte migratoire. Polyphonie de discours ''empêcheurs de tourner en rond''». Dans Responsabilités et violences envers les femmes , sous la dir. de Katja Smedslund et Risse, David, p. 133-153. Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«La majorité des études qui traitent de la violence conjugale dans un contexte d’immigration occultent l’histoire et le contexte qui l’entourent et ne tiennent pas compte du savoir scientifique et empirique des femmes et des intervenantes ou intervenants qui l’affrontent. Nous démontrerons dans cet article que l’approche systémique-écologique-politique (S-É-P) permet de contourner cette difficulté analytique.» (p. 133)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure utilise plusieurs données documentaires diverses, et deux recherches qu’elle a menées auparavant. «La première recherche (Rojas-Viger, 2004) a été menée à Montréal, pendant plus de trois ans, auprès de sept femmes péruviennes universitaires immigrantes […]. La deuxième recherche (Rojas-Viger, 2007) a été réalisée auprès de dix intervenantes et intervenants des réseaux institutionnel et communautaire sur leur perception de la violence conjugale et sur le contenu promotionnel des programmes à l’intention des femmes immigrantes visant à contrer cette violence.» (p. 134)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


«En faisant usage de l’approche S-É-P, nous avons d’abord montré, dans le discours scientifique, la synergie entre la violence structurelle et la violence conjugale, de même que leur complexité dans le contexte migratoire. […] D’une part, dans l’espace public, [la femme] doit faire face au conflit entre son origine ethnique et sa place comme minorité face à la majorité, qui entrave sa possibilité, entre autres, d’être partie intégrante sur le marché du travail selon son capital humain. D’autre part, dans l’espace de la maisonnée, à cause des exigences du processus postmigratoire et de ses contraintes, elle est confrontée, entre autres, au bouleversement des rôles dans le couple, qui augmente la possibilité de vivre la violence conjugale. À partir des récits des immigrantes et de ceux des intervenantes et intervenants, nous avons réfléchi à la compréhension du processus complexe entourant la potentialisation de ces violences et les réponses données. […] Par ailleurs, les récits des intervenants […] révèlent leur conscience de la complexité de la synergie entre les violences structurelle et conjugale. Ils soulignent plus précisément les entraves sociétales (macrosystème) liées au fait d’être immigrante (ontosystème) et les contraintes institutionnelles (exosystème) qui retardent les réponses à leur situation.» (p. 150-151)