Mieux comprendre le sentiment de filiation chez les parents qui accueillent un enfant en vue de l’adopter par le biais du programme québécois Banque-mixte

Mieux comprendre le sentiment de filiation chez les parents qui accueillent un enfant en vue de l’adopter par le biais du programme québécois Banque-mixte

Mieux comprendre le sentiment de filiation chez les parents qui accueillent un enfant en vue de l’adopter par le biais du programme québécois Banque-mixte

Mieux comprendre le sentiment de filiation chez les parents qui accueillent un enfant en vue de l’adopter par le biais du programme québécois Banque-mixtes

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Référence bibliographique [13052]

Pagé, Geneviève. 2012. «Mieux comprendre le sentiment de filiation chez les parents qui accueillent un enfant en vue de l’adopter par le biais du programme québécois Banque-mixte». Thèse de doctorat, Montréal, Université de Montréal, École de service social.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[L]a présente étude vise à comprendre comment le parent Banque-mixte développe son sentiment de filiation, c’est-à-dire le sentiment d’être le parent de l’enfant qu’il accueille, alors qu’il n’est ni le parent légal, ni le parent biologique.» (p. i)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est composé de 25 parents de famille d’accueil du programme Banque-mixte.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les résultats permettent de jeter les bases d’une nouvelle théorie, selon laquelle le sentiment de filiation précède la filiation légale dans ces circonstances. Ainsi, le parent Banque-mixte ne devient pas un parent au moment du jugement d’adoption; il le devient bien avant, à partir du moment où il atteint un point de non-retour, c’est-à-dire où il constate de manière rationnelle ou émotionnelle que cet enfant est le sien. En l’absence d’un lien de sang et d’un lien légal, le parent Banque-mixte construit son sentiment de filiation sur la base de son profond désir d’enfant et de trois piliers qui lui permettent de justifier son sentiment d’être le parent, soit l’exercice du rôle parental, la construction d’une relation significative avec l’enfant, ainsi que la reconnaissance par autrui de son rôle de parent. Lorsque le parent Banque-mixte n’est pas confronté à l’incertitude de voir l’enfant retourner dans son milieu d’origine, il doit patienter en attendant la concrétisation de l’adoption, mais l’absence de filiation légale ne remet pas en question son sentiment d’être le parent. Par contre, le fait de se sentir le parent avant de le devenir légalement peut générer des tensions dans l’expérience du parent Banque-mixte, puisque le statut de famille d’accueil est en dissonance avec le sentiment de filiation.» (p. i-ii)