La reprise du pouvoir sur sa vie lorsqu’on perd la garde de son enfant?

La reprise du pouvoir sur sa vie lorsqu’on perd la garde de son enfant?

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La reprise du pouvoir sur sa vie lorsqu’on perd la garde de son enfant?s

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Référence bibliographique [13045]

Noël, Julie et Saint-Jacques, Marie-Christine. 2015. «La reprise du pouvoir sur sa vie lorsqu’on perd la garde de son enfant?». Dans La protection de l’enfance : la parole des enfants et des parents , sous la dir. de Carl Lacharité, Sellenet, Catherine et Chamberland, Claire, p. 205-218. Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Afin de mieux comprendre l’expérience de ces femmes, ce chapitre rendra compte d’une étude portant sur la perception de mères biologiques dont l’enfant est placé de façon permanente […] ou adopté en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) […]. Cette recherche vise à mieux comprendre ce qui caractérise l’expérience vécue par ces mères et l’évolution de leur pouvoir d’agir à la suite de cet événement de vie.» (p. 206)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Dans le cadre de cette étude, douze mères d’origine dont l’enfant est placé de façon permanente ou adopté en vertu de la LPJ ont été rencontrées […]. Elles sont âgées de 24 à 50 ans et ont eu de 1 à 4 enfants dont l’âge varie de 20 mois à 24 ans au moment de l’entretien.» (p. 207-208)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les résultats montrent qu’elles sont appelées à s’affranchir de différentes contraintes pour augmenter leur sentiment d’être maîtres de leur vie. Sur le plan personnel, elles vivent fréquemment de grandes difficultés comme des problèmes de santé mentale ou de toxicomanie, alors que sur le plan social, elles sont confrontées à la stigmatisation et aux attentes normatives liées à la maternité. Certaines mères rencontrées ont l’impression d’être soutenues et écoutées, alors que d’autres perçoivent qu’elles ont peu de pouvoir sur la situation de placement, jusqu’à l’impression de s’être fait enlever leur enfant par ‘la bureaucratie’. [Les mères] rencontrées perçoivent que leurs souffrances n’ont pas été comprises, entendues ou accueillies à certains moments du processus de placement de leur enfant. […] L’enfant est certes la personne la plus vulnérable dans les situations de maltraitance, toutefois, ces femmes présentent des difficultés importantes qui ont mené au placement ou à l’adoption de l’enfant. Il est donc impératif, voire éthique, de prendre le temps de les rencontrer et de rapporter leurs voix. Ainsi, il sera possible de saisir, sur le plan de la recherche, ce qu’elles vivent, afin de développer des interventions spécifiques visant la reprise du pouvoir sur leur vie.» (p. 217-218)