Quand les aînées s’expriment sur la violence psychologique du conjoint

Quand les aînées s’expriment sur la violence psychologique du conjoint

Quand les aînées s’expriment sur la violence psychologique du conjoint

Quand les aînées s’expriment sur la violence psychologique du conjoints

| Ajouter

Référence bibliographique [13023]

Montminy, Lyse. 2006. «Quand les aînées s’expriment sur la violence psychologique du conjoint ». Travail social canadien / Canadian Social Work, vol. 8, no 1, p. 67-84.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Le but visé par cette étude est de développer la connaissance sur la problématique de la violence psychologique exercée en contexte conjugal et de favoriser une meilleure compréhension des dynamiques sous-jacentes.» (p. 69)

Questions/Hypothèses :
«C’est ainsi qu’à partir du point de vue des femmes victimes nous avons cherché à répondre à la question ‘Comment les conjointes âgées se représentent-elles la violence vécue dans le cadre de leur relation conjugale’?» (p. 69)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les données ont été recueillies auprès de 15 femmes dont l’âge varie entre 60 et 82 ans. Au moment de l’étude, six femmes vivent avec leur conjoint, six sont séparées depuis moins de deux ans, deux répondantes sont veuves et une femme a entamé des procédures de séparation.» (p. 70)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«La violence psychologique en contexte conjugal s’exprime autant par des paroles dégradantes que par des gestes commis ou omis qui, dans les deux cas, portent atteinte à l’intégrité de l’individu. Comme chez les couples plus jeunes le contrôle est l’élément structurant des actes violents. Ce qui est cependant spécifique aux aînées, c’est le fait que des événements particuliers au vieillissement tels l’apparition de la maladie, le départ des enfants et la prise de la retraite, contribueraient vraisemblablement à conforter et accentuer les comportements de contrôle exercés par le conjoint âgé. […] Dans un premier temps, la plupart des femmes éprouvent des difficultés à reconnaître et à admettre qu’elles vivent de la violence conjugale. Dans les cas où elles reconnaissent vivre cette problématique, bon nombre d’entre elles préfèrent demander l’aide des membres de leur famille[.] De fait, fidèles à l’institution du mariage, à la loyauté envers le conjoint, à l’importance de l’unité familiale ainsi qu’à l’influence des valeurs judéo-chrétiennes, la majorité des aînées rencontrées ne parlent pas ou encore essaient, par différents moyens, d’impliquer le conjoint pour en arriver à préserver la relation de couple, car quitter un conjoint violent représente une source de honte et de culpabilité.» (p. 76)