L’intégration des jeunes familles immigrantes au Québec : l’importance du projet migratoire

L’intégration des jeunes familles immigrantes au Québec : l’importance du projet migratoire

L’intégration des jeunes familles immigrantes au Québec : l’importance du projet migratoire

L’intégration des jeunes familles immigrantes au Québec : l’importance du projet migratoires

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Référence bibliographique [12959]

Lenoir, Annick. 2013. «L’intégration des jeunes familles immigrantes au Québec : l’importance du projet migratoire». Dans Instruction, socialisation et approches interculturelles : des rapports complexes , sous la dir. de Yves Lenoir et Tupin, Frédéric, p. 159-215. Paris: L’Harmattan.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Si diverses motivations se trouvent au fondement de la décision de changer de pays (objectifs économiques, désir de rejoindre une partie de la famille, besoin de fuir des conditions difficiles, etc.), émigrer correspond toujours à un projet d’amélioration des conditions de vie. Dans ce chapitre, nous montrerons que ce projet conditionne à la fois la représentation de soi des immigrants au Québec ainsi que leurs attentes quant à l’intégration sociale ou économique qu’ils souhaitent.» (p. 162)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Au total, c’est 56 répondants immigrants qui ont été interrogés formellement (19 Tamouls, 15 Arméniens et Marocains, 22 Maghrébins), de même que 29 intervenants (15 travaillant dans le secteur de l’emploi, 14 œuvrant dans les écoles ou dans un Centre de santé et de services sociaux).» (p. 164)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Pour ces trois groupes de répondants [parents d’origine arménienne, parents d’origine tamoule et parents d’origine marocaine], la famille et plus largement la communauté sont considérés comme des facteurs de protection lorsque, premièrement, les enseignants sont perçus comme déficients au plan des interactions (la famille se donne alors une fonction de médiation entre ces enseignants et l’enfant-élève), sur le plan des apprentissages (la famille peut imposer des devoirs supplémentaires, des sorties éducatives, etc.; la communauté sert quant à elle d’espace complémentaire à l’école pour la formation linguistique dans la langue d’origine, l’enseignement de faits historiques concernant le pays d’origine ou d’initiation aux arts traditionnels – danse, chants, théâtre, etc.), au plan de la socialisation (la famille et la communauté servent alors de support pour l’inculcation et la mise en pratique des notions de respect, d’interdépendance, de discipline, pour la pratique de la langue d’origine ainsi que de la religion, pour le développement d’un réseau d’amis). La famille et la communauté servent encore de protection lorsque la motivation de l’enfant à étudier se fait moins forte (la famille peut alors imposer une certaine discipline pour l’étude et, ou se projeter dans l’avenir en termes de carrière pour l’enfant-élève, etc.).» (p. 193)