Le point de vue des policiers sur la remise en liberté sous conditions des suspects dans les affaires de violence conjugale

Le point de vue des policiers sur la remise en liberté sous conditions des suspects dans les affaires de violence conjugale

Le point de vue des policiers sur la remise en liberté sous conditions des suspects dans les affaires de violence conjugale

Le point de vue des policiers sur la remise en liberté sous conditions des suspects dans les affaires de violence conjugales

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Référence bibliographique [12797]

Gauthier, Sonia et Landreville, Pierre. 2003. «Le point de vue des policiers sur la remise en liberté sous conditions des suspects dans les affaires de violence conjugale ». Revue internationale de criminologie et de police technique et scientifique, vol. 56, no 4, p. 467-482.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’article porte sur le point de vue des policiers face à la remise en liberté sous condition de personnes accusées dans une affaire de violence conjugale.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est basée sur la participation de 14 sergents-détectives (10 hommes et 4 femmes) du Service de Police de la Ville de Montréal.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«[L]es enquêteurs disent utiliser la remise en liberté sous conditions dans une proportion relativement importante, en ce qui concerne les personnes accusées dans un évènement de violence conjugale. […] Ajoutons que les entrevues font ressortir un élément important: les enquêteurs craignent de faire des erreurs et s’ils ont un doute, ils préféreront garder le prévenu détenu jusqu’à sa comparution et laisser les intervenants judiciaires décider du statut des accusés pour la suite des procédures judiciaires. Comme ils ont la possibilité de faire ce choix et puisque le Code criminel prévoit plusieurs motifs qui peuvent justifier une détention policière, nous estimons qu’il est fort possible qu’effectivement, les enquêteurs ne détiennent qu’en cas de doute. Par ailleurs, il semble qu’ils se considèrent eux-mêmes […] plus conservateurs en matière de remise en liberté que les intervenants judiciaires. […] L’étude démontre clairement qu’en dépit du fait qu’ils considèrent que la remise en liberté sous condition dans les évènements de violence conjugale soir un pouvoir lourd à porter, les policiers interviewés évaluent très positivement, dans l’ensemble, le fait qu’ils aient maintenant à leur disposition cette modalité de remise en liberté.» (p. 479-480)