L’utilisation de l’approche de la réduction des méfaits auprès des femmes qui ne quittent pas une situation de violence conjugale ou qui y retournent: enjeux éthiques liés à la tolérance

L’utilisation de l’approche de la réduction des méfaits auprès des femmes qui ne quittent pas une situation de violence conjugale ou qui y retournent: enjeux éthiques liés à la tolérance

L’utilisation de l’approche de la réduction des méfaits auprès des femmes qui ne quittent pas une situation de violence conjugale ou qui y retournent: enjeux éthiques liés à la tolérance

L’utilisation de l’approche de la réduction des méfaits auprès des femmes qui ne quittent pas une situation de violence conjugale ou qui y retournent: enjeux éthiques liés à la tolérances

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Référence bibliographique [12796]

Gauthier, Sonia, Bolduc, Catherine, Bouthillier, Marie-Ève et Montminy, Lyse. 2013. «L’utilisation de l’approche de la réduction des méfaits auprès des femmes qui ne quittent pas une situation de violence conjugale ou qui y retournent: enjeux éthiques liés à la tolérance». Dans Réduction des méfaits et tolérance en santé publique : enjeux éthiques et politiques , sous la dir. de Raymond Massé et Mondou, Isabelle, p. 159-189. Québec: Presses de l’Université Laval.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Ce texte a pour objet les enjeux éthiques liés à la tolérance lorsque les intervenantes utilisent l’approche de la réduction des méfaits (RdM) auprès de femmes qui ne quittent pas une situation de violence conjugale ou qui y retournent.» (p. 159)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Pour tenter de comprendre pourquoi une intervenante prend l’une ou l’autre de ces décisions (passer le dossier à une collègue ou prendre la décision d’accorder la priorité au travail vers une sortie de violence), nous avons analysé des entrevues qui ont été conduites auprès d’intervenantes travaillant avec des femmes victimes de violence conjugale qui demeurent dans la situation conjugale violente ou y retournent.» (p. 168) Les auteures ne spécifient pas le nombre d’entrevues ni le nombre de participantes à ces entrevues.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Nous terminons cet exposé sur la question suivante: la reconnaissance de sa propre intolérance serait-elle un signe de sagesse professionnelle? De notre point de vue, si une intervenante se sent incapable d’accepter ce qu’elle désapprouve, donc incapable de faire preuve de tolérance […] il est préférable qu’elle confie à une autre intervenante le soin d’accompagner la femme. Un tel geste pourrait être interprété comme une démonstration de sagesse professionnelle. En effet, une intervenante qui ne passerait pas le dossier à une collègue […] pourrait se faire du mal (traumatisme vicariant, épuisement professionnel, etc). Cela pourrait aussi la conduire à faire du mal à la femme (pensons à toutes les conséquences associées au fait de pousser la femme à prendre des décisions qu’elle ne veut pas). En définitive, ne pas respecter sa propre intolérance pourrait mener l’intervenante à exercer de la violence institutionnelle. Dans la majorité des cas, un tel résultat serait absurde, cela va sans dire… En somme, le fait que la tolérance soit une vertu cultivée par les intervenantes leur permet de prendre des décisions ou des postures adaptées aux situations et de développer, au fur et à mesure de l’évolution de leurs interventions, une sagesse pratique.» (p. 185)