Intervenir dans les situations de violence conjugale à haut risque de létalité : le point de vue des acteurs pénaux et des victimes

Intervenir dans les situations de violence conjugale à haut risque de létalité : le point de vue des acteurs pénaux et des victimes

Intervenir dans les situations de violence conjugale à haut risque de létalité : le point de vue des acteurs pénaux et des victimes

Intervenir dans les situations de violence conjugale à haut risque de létalité : le point de vue des acteurs pénaux et des victimess

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Référence bibliographique [12756]

Drouin, Christine. 2001. «Intervenir dans les situations de violence conjugale à haut risque de létalité : le point de vue des acteurs pénaux et des victimes». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université de Montréal, École de criminologie.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Le présent mémoire porte sur les situations de violence conjugale à haut risque de létalité, c’est-à-dire des situations présentant un danger imminent ou un risque de mort pour la victime. Le but principal de l’étude [est] de tracer un portrait d’ensemble de ces situations en vue de mieux comprendre les interventions effectuées par le système pénal afin de contrer la commission de l’homicide conjugal. De plus, l’analyse comparative des discours des acteurs pénaux et des victimes contribue à connaitre les enjeux derrière ces interventions pour chacun d’eux.» (p. iv)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est basée sur la participation de «19 intervenants pénaux, soit des policiers, des substituts du procureur général et des intervenants correctionnels, et auprès de dix femmes victimes de violence conjugale ayant vécu des incidents de violence conjugale à haut risque de létalité.» (p. iv)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Il ressort de l’analyse des incidents critiques rapportés par les participants que ceux-ci peuvent être classifiés en fonction du niveau d’urgence de la situation. Ainsi, trois grandes catégories ont été dégagées, soit la perception d’un danger présent, la perception d’un danger imminent et la perception d’un danger à plus long terme. Il est possible de constater que les intervenants basent leur évaluation du risque de létalité sur divers indices reliés soit au contexte de la situation, à l’agresseur, au couple impliqué dans la situation, ou à l’évaluation d’une tierce personne. Suite à l’évaluation du danger, les acteurs pénaux effectuent des interventions visant à prévenir l’homicide conjugal. L’étude permet de faire ressortir trois étapes: l’évaluation du niveau d’urgence, la mise en arrêt d’agir de l’agresseur et la protection de la victime. Évidemment, les moyens utilisés lors de ces étapes diffèrent selon le groupe d’intervenants impliqués dans la situation à risque élevé de létalité. Finalement, l’analyse des discours des intervenants pénaux et des victimes interrogés montre l’écart existant entre l’univers des deux groupes. Pour chacun d’eux, les enjeux reliés à l’incident et aux interventions pénales sont différents. Néanmoins, la collaboration entre les victimes et les intervenants pénaux est nécessaire afin d’éviter qu’il y ait commission d’un homicide conjugal.» (p. iv-v)