S’en sortir quand on vit dans la rue: trajectoires de jeunes en quête de reconnaissance

S’en sortir quand on vit dans la rue: trajectoires de jeunes en quête de reconnaissance

S’en sortir quand on vit dans la rue: trajectoires de jeunes en quête de reconnaissance

S’en sortir quand on vit dans la rue: trajectoires de jeunes en quête de reconnaissances

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Référence bibliographique [12663]

Colombo, Annamaria. 2015. S’en sortir quand on vit dans la rue: trajectoires de jeunes en quête de reconnaissance. Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cet ouvrage est issu d’une recherche doctorale effectuée à Montréal entre 2002 et 2008 […] Dans le prolongement de ces travaux, cet ouvrage rend compte du rôle que joue la reconnaissance dans le processus de sortie de la rue. La perspective adoptée est celle du sortant: il s’agit de comprendre comment celui-ci perçoit l’attitude des autres acteurs à son égard et comment il l’intègre dans son processus de sortie.» (p. 4)

Questions/Hypothèses :
«Je fais l’hypothèse que, paradoxalement, c’est à travers des dynamiques de reconnaissance et de non-reconnaissance que peut s’élaborer un repositionnement identitaire amenant à la sortie de la rue.» (p. 4)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure émet une proposition théorique sur le processus de sortie de la rue en s’appuyant sur d’autres propositions déjà existantes. Puis, à la fin de son ouvrage, elle étaye ses propos à la lumière d’exemples de quatre jeunes de la rue qui sont tirés de l’échantillon de sa thèse doctorale.

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


«En partant des relations identifiées comme significatives par les jeunes, [l’analyse] montre comment chacun de ces jeunes a composé avec son héritage infantile pour construire sa position de jeune de la rue, puis sa sortie de la rue, tout en faisant face à des contextes relationnels familiaux, sociaux et juridiques plus ou moins favorables à l’émergence d’un sentiment de reconnaissance.» (p. 5) «Si les jeunes rencontrés au cours de cette enquête sur leurs trajectoires de sortie de la rue n’ont pas toujours utilisé le mot reconnaissance en tant que tel, les résultats présentés dans cet ouvrage montrent que ce concept avait un lien évident avec leur réalité empirique. En parlant d’amour, de soin, d’affection […] ils n’ont pas parlé d’autre chose que des modalités par lesquelles ils ont perçu une reconnaissance positive. Inversement, ils ont exprimé la diversité des modalités de déni de reconnaissance dont ils ont fait l’objet en parlant de rejet, de contrôle, de sentiment d’inexistence.» (p. 222) «Dans leur expérience, la non-reconnaissance de leur existence et ses diverses modalités les ont amenés à quitter le milieu familial pour s’approprier la rue.» (p. 225)