Éducation familiale et développement des compétences sociales chez l’enfant et l’adolescent

Éducation familiale et développement des compétences sociales chez l’enfant et l’adolescent

Éducation familiale et développement des compétences sociales chez l’enfant et l’adolescent

Éducation familiale et développement des compétences sociales chez l’enfant et l’adolescents

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Référence bibliographique [12581]

Bigras, Marc, Capuanob, France et Aparecida Crepaldi, Maria. 2013. «Éducation familiale et développement des compétences sociales chez l’enfant et l’adolescent». Dans Traité d’éducation familiale , sous la dir. de Geneviève Bergonnier-Dupuy, Join-Lambert, Hélène et Durning, Paul, p. 273-294. Paris: Dunod.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[N]ous ferons appel dans ce chapitre aux recherches qui évaluent les efforts des cliniciens qui veulent passer par la famille pour diminuer les difficultés et augmenter la compétence sociale (CS) des enfants et des adolescents. Comme ces travaux confirment ‘l’effet famille’ en concluant qu’un soutien raisonné offert aux parents peut avoir des effets positifs et durables sur les enfants, nous tenterons d’en démonter le mécanisme pour mieux connaître les processus de la socialisation des enfants et des adolescents. Ce faisant, nous mettrons au jour trois éléments qui contribuent habituellement au succès de l’intervention familiale et, croyons-nous, à une meilleure connaissance de la famille: le premier consiste à établir une définition commune de la CS, alors que le deuxième consiste à expliciter la théorie des mécanismes familiaux favorables à la CS. Le troisième élément consiste à proposer des éléments de réflexion cohérents à propos du développement de la CS en fonction d’une théorie explicite de l’éducation familiale. […] Aussi, nous exposerons en troisième partie, les interventions familiales réputées efficaces et efficientes qui proposent une explication raisonnable du lien entre l’éducation familiale et la CS.» (p. 275)

Questions/Hypothèses :
Les auteurs se posent les questions suivantes: «avons-nous raison de lier aussi fortement la famille et les difficultés sociales des enfants et des adolescents? Si oui, quels sont précisément les mécanismes qui devraient faire l’objet d’une attention particulière pour mieux comprendre la famille et pour mieux stimuler chez les enfants la joie de vivre et un fort sentiment d’appartenance à leur société?» (p. 275)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


«Nous venons de voir que les interventions familiales favorables à la CS promeuvent des échanges positifs fréquents et des pratiques disciplinaires cohérentes. Grâce au soutien d’un groupe de parents ou avec l’aide du thérapeute, on pense que les parents peuvent parvenir progressivement à resserrer les écarts entre leurs valeurs, leurs pratiques et les besoins de tous les membres de la famille. Ces façons de penser et de faire sont en ligne avec le modèle de Patterson qui décrit précisément les processus familiaux en cause dans la survenue de l’AG-IR [agression-irritabilité], mais la nouvelle génération de programmes se démarque en faisant surtout la promotion des aspects positifs de la CS. Ce changement d’orientation théorique est peut-être responsable des succès des programmes de dernière génération, mais plusieurs s’attendent à ce que de nouvelles idées permettent de surmonter de nouveaux défis de l’éducation familiale comme celui de l’intériorisation des valeurs chez les enfants et les adolescents. De nouvelles données de recherche évaluatives sont aussi très attendues pour confirmer que des interventions familiales plus systématiques sont plus fructueuses, surtout si elles adoptent une définition élargie de la CS. Les expectatives sont aussi grandes en ce qui concerne les prochains résultats de recherche qui confirmeront ou non notre capacité à maintenir les standards de qualité élevée dans l’intervention familiale.» (p. 293)