Uxoricide et violence conjugale : comparaison de deux groupes d’hommes à partir de variables situationnelles et psychologiques

Uxoricide et violence conjugale : comparaison de deux groupes d’hommes à partir de variables situationnelles et psychologiques

Uxoricide et violence conjugale : comparaison de deux groupes d’hommes à partir de variables situationnelles et psychologiques

Uxoricide et violence conjugale : comparaison de deux groupes d’hommes à partir de variables situationnelles et psychologiquess

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Référence bibliographique [12519]

Lefebvre, Julie. 2006. «Uxoricide et violence conjugale : comparaison de deux groupes d’hommes à partir de variables situationnelles et psychologiques». Thèse de doctorat, Trois-Rivières (Québec), Université du Québec à Trois-Rivières, Département de psychologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif de cette étude consiste à poursuivre l’évaluation des uxoricides en les comparant à des hommes qui ont fait de la violence conjugale, afin d’approfondir la compréhension de l’uxoricide et de dégager les caractéristiques propres à ce phénomène. De plus, cette étude permettra d’apporter certaines précisions quant à la notion de continuum allant de la violence conjugale à l’uxoricide.» (p. iii)

Questions/Hypothèses :
«Y a-t-il des traits de personnalité qui différencient les uxoricides et les hommes qui ont fait de la violence contre leur conjointe, tels que: la méfiance excessive quant à la fidélité de la conjointe et la rancune, le manque d’empathie, les efforts frénétiques pour éviter l’abandon, le mode de relations interpersonnelles instables, l’instabilité affective, la difficulté à contrôler sa colère, l’absence de remords, la crainte d’être exposé à la honte ou au ridicule dans les relations intimes?» (p. 50)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon compte «23 uxoricides et 21 hommes qui ont fait de la violence conjugale […].» (p. iii)

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Les résultats indiquent que les uxoricides ont été plus souvent placés en famille d’accueil durant leur enfance, ont fait plus souvent au moins une tentative de suicide au cours de leur vie, ont consulté moins souvent un intervenant, ont fait moins souvent des comportements hétéroagressifs et de la violence conjugale. Ces hommes présentent également moins d’impulsivité, gardent moins souvent rancune, ont moins souvent un mode de relations interpersonnelles instables et ont moins souvent de difficulté à contrôler leur colère que les hommes qui ont fait de la violence conjugale. Les différences obtenues entre les deux groupes d’hommes indiquent qu’il s’agit de deux groupes distincts et remet ainsi en cause la notion de continuum allant de la violence conjugale à l’uxoricide. Un profil des uxoricides est également dégagé à partir des variables situationnelles et psychologiques. La combinaison de ces deux types de variables permet d’identifier les caractéristiques de ces hommes, afin de mieux les repérer et les aider.» (p. iii)