Démystification et réhabilitation des héroïnes de music-hall chez Colette

Démystification et réhabilitation des héroïnes de music-hall chez Colette

Démystification et réhabilitation des héroïnes de music-hall chez Colette

Démystification et réhabilitation des héroïnes de music-hall chez Colettes

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Référence bibliographique [12407]

Matte, Virginie. 2006. «Démystification et réhabilitation des héroïnes de music-hall chez Colette». Mémoire de maîtrise, Montréal Université du Québec à Montréal, Département d’études littéraires.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«S’appuyant sur les théories féministes, cette recherche vise à se questionner sur la démystification des héroïnes de music-hall ainsi que sur la fabrication des traits sémantiques qui participent à leur réhabilitation dans cinq textes de Colette». (p. vi)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Les textes analysé dans ce mémoire sont les suivants: «MusicHalls (dans le recueil Les Vrilles de la vigne, 1908), La Vagabonde (1910), L’Envers du music-hall (1913), Mitsou ou Comment l’esprit vient aux filles (1919) et Gribiche (dans le recueil Bella-Vista, 1937).» (p. vi)

Type de traitement des données :
Analyse littéraire

3. Résumé


«Dans le deuxième chapitre, nous avons vu que la mystification féminine s’élabore aussi autour de l’identité sociale des femmes. Les théories de Beauvoir, de Lipovetsky, de Badinter et de Préjean ont permis de montrer que ce sont les rôles d’épouse et de mère qui étaient attribués aux femmes dans la société patriarcale traditionnelle jusqu’aux décennies qui nous précèdent. C’est en s’inscrivant dans le mariage et dans la reproduction que les femmes acquéraient la respectabilité. En effectuant une nomenclature des statuts identitaires des héroïnes qui prenait appui sur l’ouvrage de Nathalie Heinich, États de femme, nous avons vu qu’en plus d’être artistes de music-hall, la majorité des héroïnes de Colette sont des filles-mères, des divorcées ou des célibataires. Ces statuts vont à contresens du modèle défini par l’institution patriarcale et ils sont des manifestations de la démystification féminine opérante chez Colette. […] Ensuite, par le biais des situations narratives, des discours et des monologues intérieurs des personnages, il s’agissait de voir comment se cristallise, dans le travail créateur de Colette, la remise en question de l’institution du mariage et l’idée de l’instinct maternel. Nous avons établi qu’il s’agit de conceptions réactionnaires qui ébranlent le mythe dont la Femme est victime et qui est créé par les hommes.» (p. 112)