Le contrat conjugal : pour l’amour ou pour la guerre?

Le contrat conjugal : pour l’amour ou pour la guerre?

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Référence bibliographique [12400]

Roy, Alain et Lemay, Violaine. 2009. Le contrat conjugal : pour l’amour ou pour la guerre?. Montréal: Éditions Thémis.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ce livre porte sur le «contrat conjugal (tel que le conçoivent et le pratiquent juristes et psychothérapeutes conjugaux) […].» (p. 97)

Questions/Hypothèses :
«Qu’est-ce que le contrat conjugal de l’heure? Quelle attitude convient-il d’adopter face à la nouvelle ‘réalité’ des couples contemporains? Compte tenu des règles de droit, que faut-il faire et ne pas faire? À quels besoins normatifs le contrat conjugal peut-il ou doit-il répondre? […] Qu’est-ce que le contrat conjugal aux yeux de ces ‘étrangers’ disciplinaires? Comment leur vision du contrat et de la normativité contractuelle se compare-t-elle à celle des juristes? Et en quoi cette comparaison peut-elle s’avérer utile dans l’entreprise de rénovation théorique du concept juridique de contrat conjugal?» (quatrième de couverture)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon compte 194 contrats de mariage provenant de 31 notaires, 50 contrats d’union provenant de 21 notaires et 11 contrats d’union fournis par 7 avocats. L’échantillon compte aussi 10 juristes et 10 thérapeutes conjugaux.

Instruments :
Guide d’entretien

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


Selon les auteurs, «[d]u côté des juristes, les résultats obtenus sont riches d’informations sur les innovations vraisemblablement induites par l’évolution et la diversification des profils conjugaux. Ils le sont tout autant sur les motivations de ceux et celles qui, en revanche, cantonnent leurs interventions à l’intérieur des schémas classiques. L’analyse identifie les justifications contradictoires inhérentes à ces deux mouvements et montre comment ces justifications s’articulent autour du rapport personnel au droit que développe chaque juriste. Du côté des psychothérapeutes conjugaux, les résultats ont vite fait d’étonner. Si, dans l’univers disciplinaire qui est le leur, il existe bel et bien une théorie du contrat conjugal comme instrument d’intervention clinique, certains thérapeutes conçoivent le contrat d’une façon étonnamment rapprochée de celle des juristes plus conservateurs. Le cas échéant, ils rejettent l’outil contractuel en arguant de son inutilité, voire de sa contreproductivité au plan psycho-affectif. À l’opposé, des psychothérapeutes conjugaux pratiquent le contrat conjugal avec ferveur et le définissent d’une façon qui rejoint en partie la conception que semblent adopter les juristes plus innovateurs. Dans cette perspective, le contrat psychothérapeutique constitue une interface entre deux interventions professionnelles que l’on regarde volontiers, et manifestement trop rapidement, comme n’ayant rien en commun.» (p. 14-15)