Toxicomanie et violence conjugale : Recension des écrits et état de la situation au Québec

Toxicomanie et violence conjugale : Recension des écrits et état de la situation au Québec

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Toxicomanie et violence conjugale : Recension des écrits et état de la situation au Québecs

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Référence bibliographique [12341]

Brown, Thomas G., Caplan, Thomas, Werk, Annette, Seraganian, Peter et Singh, Manjit-Kaur. 1999. Toxicomanie et violence conjugale : Recension des écrits et état de la situation au Québec. Montréal: Gouvernement du Québec, Ministère de la Santé et des Services sociaux, Comité permanent de lutte à la toxicomanie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ce rapport porte sur l’«association entre les problèmes de violence en milieux conjugal et familial et l’usage de substances psychoactives (SPA) […].» (p. 1)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les données présentées dans ce document proviennent de deux sources principales[, d’abord] d’une recension des écrits à partir de banques de données telles que Medline et PsychLit, ainsi que de revues clés portant à la fois sur les problèmes de violence conjugale et de toxicomanie[.]» (p. 2) De plus, une enquête a été menée auprès «de l’ensemble des organisation au Québec ayant comme mission première le traitement de la violence conjugale et/ou de la toxicomanie.» (p. 2) Au total, «29 centres de traitement en violence et 57 centres de traitement en toxicomanie […]» ont participé. Les participants sont soit des directeurs, des coordonnateurs ou des intervenants travaillant dans ces centres.

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les auteurs remarquent «que le phénomène d’abus de substances, spécialement l’abus d’alcool, était l’un des prédicteurs de risque les plus consistants et les plus influents de la violence conjugale chez les hommes, alors que l’abus d’alcool chez les femmes augmente leur risque d’être victime de la violence de leurs partenaires masculins. Nous savons peu de choses quant au rôle de l’usage abusif de différentes drogues dans l’apparition de ces problèmes connexes, mais l’abus de cocaïne s’est révélé présent chez une large proportion des agresseurs masculins et des femmes violentées.» (p. 63-64) Les auteurs remarquent aussi «que la violence grave est associée à des problèmes de consommation plus sévères, alors que l’usage de différentes substances peut contribuer à augmenter (ex.: l’alcool, la cocaïne) ou à diminuer (ex.: le cannabis, l’héroïne) le risque ou la sévérité de la violence. De même, le mode de consommation peut contribuer à la dangerosité de la violence conjugale. Ainsi, des intoxications épisodiques (binge drinking) nuisent davantage à la stabilité et à l’intégrité de la famille et représentent des risque [sic] plus grands de violence conjugale qu’un mode de consommation régulier. Chez les femmes, un risque élevé de stress post-traumatique a été associé à la fois avec l’alcoolisme et avec la violence conjugale.» (p. 65)