La Loi 84, le mariage et l’égalité des sexes et des enfants

La Loi 84, le mariage et l’égalité des sexes et des enfants

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La Loi 84, le mariage et l’égalité des sexes et des enfantss

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Référence bibliographique [12278]

Tahon, Marie-Blanche. 2006. «La Loi 84, le mariage et l’égalité des sexes et des enfants ». Conjoncture, no 41-42, p. 33-42.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’auteure aborde la question de la Loi 84 - devenu loi C-38 - sur le «mariage civil» de deux personnes sans considération pour le sexe des époux, adoptée en juillet 2005.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


«En tant que sociologue qui travaille sur la famille en ne la réduisant pas au lieu du partage des tâches, je regrette que les législateurs québécois ou canadiens, dans leurs acrobaties constitutionnelles, n’aient pas saisi l’occasion de la revendication du ‘mariage gai’ pour mettre à plat le droit de la famille, qu’elle soit hétéro ou homoparentale. De plus en plus d’enfants québécois vivent en famille recomposée: ils ont un père et une mère et un beau-père ou une belle-mère. L’exercice quotidien de la parentalité reste pourtant du ressort exclusif du privé et peut éventuellement poser des problèmes dans les rapports avec les institutions publiques (école, hôpital, frontières), comme l’ont souligné des lesbiennes à la Commission des institutions. Ils ne concernent pas seulement les conjoints de même sexe, ils se posent également aux beaux-parents dans les hétérofamilles recomposées. Il s’agit donc de penser la pluriparentalité, tant pour les adultes que pour les enfants. Une réflexion sur ce thème est d’autant moins aisée que les secondes unions ne sont pas plus stables que les premières. […] Aveugle aux réalités contemporaines, la Loi 84 a explicitement reconfirmé la paire parentale en tant que noyau de la famille stable pour la vie, comme dans le bon vieux temps.» (p. 40-41)