L’homicide conjugal commis au Québec : observations préliminaires des différences selon le sexe des agresseurs : La psychologie autour du monde

L’homicide conjugal commis au Québec : observations préliminaires des différences selon le sexe des agresseurs : La psychologie autour du monde

L’homicide conjugal commis au Québec : observations préliminaires des différences selon le sexe des agresseurs : La psychologie autour du monde

L’homicide conjugal commis au Québec : observations préliminaires des différences selon le sexe des agresseurs : La psychologie autour du mondes

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Référence bibliographique [12236]

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Ce travail vise à présenter les observations préliminaires d’une étude en cours sur la différence quant au sexe des agresseurs dans la perpétration d’un homicide conjugal et ce, dans une cohorte d’homicides commis au Québec (Canada) entre 1989 et 2000.» (p. 49-50)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Quatre cas, deux hommes et deux femmes ayant commis un homicide conjugal, ont été retenus pour cette étude. […] Les cas ont été choisis de façon aléatoire parmi une cohorte d’homicides conjugaux commis au Québec entre 1989 et 2000 et disponibles à la consultation au moment de cette étude.» (p. 50)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


À la lumière de leurs recherches, les auteures font quatre observations. «La première observation fait référence à la violence conjugale. [U]n grand nombre d’études sur l’homicide conjugal soulignent la présence de la violence conjugale dans l’histoire du couple, ce qui peut également être observé dans cette recherche. En ce sens, le passage à l’acte homicide peut être perçu comme une forme grave de l’expression de cette violence. […] La deuxième observation concerne la séparation (avec ou sans reprise de vie commune) durant l’année précédant l’homicide. La présence simultanée de la séparation et de la violence conjugale pourrait être un déclencheur important de l’homicide conjugal. La troisième observation renvoie à la notion de ‘agresseur comme instigateur de la violence conjugale antérieure à l’homicide’. Dans les études comparant les deux sexes, l’homme qui a tué est également l’instigateur de la violence dans le couple tandis que la femme homicide en est, la plupart du temps, la victime (Frigon, 2003, Frigon, 1996, Frigon et Viau, 2000; Daly et Wilson, 1993; Goetting, 1989; Wilson et Daly, 1988). […] La quatrième observation concerne les variables de personnalité (troubles de la personnalité et symptômes cliniques). Celles-ci semblent également en lien avec le geste homicidaire, et devraient être mieux évaluées.» (p. 53)