La formation du couple racontée en duo

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Référence bibliographique [12230]

Lemieux, Denise. 2003. «La formation du couple racontée en duo ». Sociologie et Sociétés, vol. 35, no 2, p. 59-77.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Notre étude [a] pour objectif de cerner les étapes de la conjugalité et le sens donné à leur forme d’union par [différents] couples.» (p. 61)

Questions/Hypothèses :
«La formation du couple qui s’effectue selon des modalités inédites s’avère un angle privilégié pour explorer les processus sociaux qui mènent à la création d’une relation d’intimité et d’une unité conjugale. Si le fait de cohabiter constitue un marqueur significatif et socialement visible de l’entrée dans la conjugalité, il laisse cependant dans l’ombre une large partie des processus qui se déroulent avant ou après cette étape. À ses moments antérieurs, là où s’effectue le choix du conjoint, la mise en couple suppose des passages des acteurs entre espace de sociabilité large et espace proche pour faire advenir une relation d’intimité (Bozon et Héran, 1987; Kaufman, 1993).Comment s’opèrent ces transitions? Quelle en est la visibilité?» (p. 61)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est basée sur la participation de «35 couples, cohabitants ou mariés, âgés entre 20 et 35 ans, et qui n’avaient pas encore d’enfant né de cette union. […] C’est en recourant à des données d’enquête qualitatives empruntant la méthode des récits de vie que nous avons examiné les aspects microsociaux des relations d’intimité au moment de la formation du couple.» (p. 61)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«L’entrée dans la conjugalité autrefois bien identifiée par des rituels de fréquentations a perdu ses indicateurs fixes et universels de certains seuils; l’entrée en couple se célèbre, mais de façon diverse, non obligatoire et à des moments très variés du parcours conjugal (Segalen, 1998, 2003; Lemieux, 1996; Gillis, 1997; Tremblay, 2001). On découvre en effet la persistance de rites sous des formes discrètes ou ostentatoires ou leur remplacement par d’autres mécanismes pour constituer les frontières qui font du couple une cellule sociale (Dupré La Tour, 2000).» (p. 61) L’auteure mentionne que les résultats «font voir que la communication établie entre eux mais aussi l’histoire élaborée sur leur couple, la mémoire des débuts et divers rituels pour célébrer le lien amoureux et en marquer les transitions contribuent à la construction du lien et posent certains étayages pour élaborer une cellule sociale distincte dotée d’une histoire et d’un projet intégrateur de deux itinéraires et d’une double appartenance.» (p. 75)