''Pour le meilleur et pour le pire'' : Transition au soin et identités conjugales

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''Pour le meilleur et pour le pire'' : Transition au soin et identités conjugaless

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Référence bibliographique [12223]

Lavoie, Jean-Pierre et Rousseau, Nicolas. 2008. «''Pour le meilleur et pour le pire'' : Transition au soin et identités conjugales ». Enfances, Familles, Générations, no 9, p. 119-130.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[L]a place centrale qu’occupent [...] les conjoints dans les soins aux personnes âgées malades, la remise en question de l’identité de ces conjoints et ce que révèle cette transition sur les liens maritaux de longue durée justifient pleinement que l’on revisite cette question de l’engagement du conjoint dans le soin. La construction et reconstruction identitaire constituent pour nous une clé essentielle à la compréhension de la transition au rôle de soignant chez les conjoints âgés.» (p. 121)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


Selon les auteurs, «[s]i la régulation des mariages de longue durée et les modifications à cette régulation qu’impliquent la transition au soin demeurent peu étudiées, nous savons que l’investissement est majeur, qu’il semble peu négociable et que ses limites sont souvent extrêmes, surtout chez les conjointes. Pourtant, cet engagement est souvent invisible, surtout lorsqu’il est le fait d’une conjointe. Pour la plupart des professionnels, il s’inscrit dans l’ordre des choses […]. Il en est autrement pour les hommes, les tâches de soin n’étant pas de leur ressort. D’ailleurs, les hommes rendent leurs soins plus visibles en y incluant l’ensemble des tâches domestiques […].Tant les professionnels que les conjoints reflètent ainsi le positionnement différent des hommes et des femmes face au travail de soin. L’invisibilité des conjoints et le fait de considérer leur engagement comme évident se justifient difficilement tant au plan de l’intervention et des politiques qu’au plan scientifique. Avec le vieillissement de la population et la tendance grandissante de l’État à déléguer les soins aux solidarités privées […], les conjoints semblent appelés à en dispenser une part grandissante, alors que le soutien potentiel en provenance de leurs enfants apparaît de plus en plus incertain et limité. Par ailleurs, avec la montée des unions libres, des désunions et des remises en couples successives, les couples âgés présenteront une plus grande hétérogénéité.» (p. 129)