La dialectique juridique du mariage [au Québec]

La dialectique juridique du mariage [au Québec]

La dialectique juridique du mariage [au Québec]

La dialectique juridique du mariage [au Québec]s

| Ajouter

Référence bibliographique [12199]

Duval, André. 2000. «La dialectique juridique du mariage [au Québec] ». Revue juridique Thémis, vol. 34, no 3, p. 873-883.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
La présente étude vise à savoir «où nous en sommes désormais dans notre concept de l’union permanente de l’homme et de la femme, laquelle est évidemment à la base de la vie en société.» (p. 873-874)

Questions/Hypothèses :
«Comment se fait-il que jadis on trouvait dans la population l’explicite conviction que, si on se mariait, il fallait passer un contrat de mariage? Comment se fait-il qu’au XXe siècle, cette conviction a subsisté jusqu’à ces dernières années? Comment se fait-il qu’à l’époque où l’institution du mariage tenait dans la société une place prépondérante, le contrat de mariage tenait également une place prépondérante dans la pratique notariale?» (p. 874)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


«Voilà donc un type de contrat qui serait en train de passer à l’histoire, bon à mettre au musée du notariat, s’il en existait un. Voici un domaine où le prestige des notaires décroît, eux qui, pendant des générations, furent les architectes du régime matrimonial de leurs clients. Un règne a pris fin, pour ainsi dire. On peut donc, en toute sérénité, voir comment les choses ont évolué depuis le jour où l’ordre juridique s’est instauré en notre pays.» (p. 873) «Nous faudra-t-il revenir à l’idée qu’on se faisait du mariage avant le Code civil du Bas Canada et entre les deux codes? En fait, cela n’est qu’un vœu pieux. La noblesse du mariage et la place d’honneur qu’il occupait jadis dans la vie de la société découlaient d’une sorte d’antinomie entre les sexes. Or, l’incommunicabilité de l’univers des hommes et de l’univers des femmes n’existe plus guère désormais et cela affaiblit d’autant la position du mariage. Dans la mesure où le mariage n’est plus le seul poste de douane à la frontière de ces deux univers, on s’explique la mollesse de la société quand il s’agit d’accorder au mariage l’exclusivité de la rencontre charnelle des hommes et des femmes.» (p. 882-883)