La justice aux yeux des groupes de défense des droits des pères : l’érosion du sentiment de confiance dans les institutions

La justice aux yeux des groupes de défense des droits des pères : l’érosion du sentiment de confiance dans les institutions

La justice aux yeux des groupes de défense des droits des pères : l’érosion du sentiment de confiance dans les institutions

La justice aux yeux des groupes de défense des droits des pères : l’érosion du sentiment de confiance dans les institutionss

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Référence bibliographique [12198]

Dulac, Germain, Rondeau, Gilles, Couteau, Eric et Camus, Sylvain. 2009. «La justice aux yeux des groupes de défense des droits des pères : l’érosion du sentiment de confiance dans les institutions ». Service Social, vol. 55, no 1, p. 67-96.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Dans le cadre d’une étude portant sur l’offre et la recherche d’aide des pères en rupture d’union, et compte tenu de tous les changements législatifs entourant les séparations, [la présente étude vise à] connaître plus en détail le point de vue des usagers des organismes de défense des droits sur les rapports entretenus avec la justice et plus particulièrement les professionnels du droit: avocats et juges.» (p. 67)

Questions/Hypothèses :
Le questionnement à la base de cet article est le suivant : «[c]omment de simples citoyens en viennent-ils à perdre confiance aux institutions et plus particulièrement au système juridique, pilier social de la démocratie?» (p. 68)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’échantillon final comprend 22 pères séparés ou divorcés ayant au moins un enfant mineur.» (p. 70) Les participants ont assisté à des rencontres individuelles avec le chercheur principal.

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«[L]es pères en rupture d’union qui vivent une expérience négative dans leurs rapports avec l’institution de la justice deviennent plus méfiants. [Les] pères ont le sentiment que leurs attentes ont été trahies, même si leurs attentes étaient irréalistes, par exemple le désir d’un règlement rapide sans négociation, l’adéquation de la garde avec l’autorité parentale (parce qu’en perdant la garde ils pensent perdre l’autorité) ou la confusion du rôle de l’agent juridique ou le policier. […] Ainsi, devons-nous constater que, bien que la position de certains membres d’organismes de défense de droits des pères se radicalise, notamment parce que nous avons observé une érosion du sentiment de confiance envers les institutions judiciaires, il n’en demeure pas moins que certains éléments de la trajectoire de demande des pères en rupture d’union peuvent contrer ce phénomène. Il nous apparaît primordial que, dans un premier temps, l’intervention auprès des hommes en rupture d’union tienne compte des besoins des hommes, particulièrement de leurs craintes vis-à-vis de la rupture. Par la suite, l’action des organismes se doit de jouer un rôle de médiateur et de facilitateur entre le père et le système juridique afin que ce dernier reprenne du pouvoir sur sa situation et non sur les individus (conjoints et enfants).» (p. 94)