Vulnérabilité à la dépression chez les femmes victimes de violence conjugale : contribution de la dépendance et l’autocritique

Vulnérabilité à la dépression chez les femmes victimes de violence conjugale : contribution de la dépendance et l’autocritique

Vulnérabilité à la dépression chez les femmes victimes de violence conjugale : contribution de la dépendance et l’autocritique

Vulnérabilité à la dépression chez les femmes victimes de violence conjugale : contribution de la dépendance et l’autocritiques

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Référence bibliographique [12176]

Boucher, Sophie, Fortin, Andrée et Cyr, Mireille. 2006. «Vulnérabilité à la dépression chez les femmes victimes de violence conjugale : contribution de la dépendance et l’autocritique ». Revue canadienne des sciences du comportement / Canadian Journal of Behavioural Science, vol. 38, no 4, p. 337-347.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette étude vise à explorer la contribution de la dépendance et de l’autocritique dans le développement de symptômes dépressifs chez des femmes ayant vécu divers degrés de violence de la part de leur conjoint.» (p. 339)

Questions/Hypothèses :
«Nous postulons que les femmes dépendantes et autocritiques ayant, ou ayant eu un conjoint violent, rapporteront davantage de symptômes dépressifs et ce, jusqu’à un certain seuil de sévérité de la violence. Par ailleurs, avec une augmentation de la violence, la personnalité devrait contribuer de moins en moins aux symptômes dépressifs. […] La relation entre la personnalité et la dépression devrait donc varier en fonction de la violence subie : une relation positive lorsque la violence est ‘modérée’ qui diminuera à un rythme progressif avec l’augmentation de la sévérité de la violence. À des niveaux de violence sévère, toutes les femmes, peu importe leur vulnérabilité personnelle, devraient rapporter des symptômes dépressifs importants.» (p. 339-340)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon compte 151 participantes qui «devaient être en relation avec un conjoint ou séparées de celui-ci depuis une période n’excédant pas 12 mois.» (p. 340)

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Cette étude avait pour objectif de démontrer l’effet modérateur de la dépendance et de l’autocritique sur la relation entre la violence d’un conjoint et les symptômes dépressifs rapportés par les femmes qui en sont victimes selon la sévérité des violences vécues. Pour la dépendance, nos résultats sont conformes aux hypothèses: la dépendance est bien associée à plus de symptômes dépressifs à des niveaux de violence modérée, mais cette relation diminue progressivement jusqu’à devenir inexistante lorsque la violence du conjoint augmente en sévérité. Pour la dépendance, l’importance du traumatisme l’emporte donc sur les dispositions personnelles. Ces résultats donnent une nouvelle perspective à l’interaction entre les dispositions personnelles et les variables contextuelles. [De plus, ces] résultats illustrent la possibilité que dans les études portant sur les populations dont la détresse est importante, et qui ne tiennent pas compte de la sévérité des événements, une interaction pourtant réelle entre la personnalité dépendante et les événements de vie pourrait ne pas être détectée […]. En ce qui concerne l’autocritique, les résultats indiquant une diminution de l’impact de la personnalité sur la dépression lorsque la violence du conjoint augmente n’ont pas été retrouvés.» (p. 344)