Mesure des symptômes dissociatifs chez des individus ''borderlines'' coupables de l’homicide de leur conjointe

Mesure des symptômes dissociatifs chez des individus ''borderlines'' coupables de l’homicide de leur conjointe

Mesure des symptômes dissociatifs chez des individus ''borderlines'' coupables de l’homicide de leur conjointe

Mesure des symptômes dissociatifs chez des individus ''borderlines'' coupables de l’homicide de leur conjointes

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Référence bibliographique [12171]

Blackburn, Manon et Côté, Gilles. 2001. «Mesure des symptômes dissociatifs chez des individus ''borderlines'' coupables de l’homicide de leur conjointe ». Criminologie, vol. 34, no 2, p. 123-143.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[L]’objectif de l’étude est d’identifier des facteurs associés à l’homicide, dans un contexte de violence conjugale.» (p. 130)

Questions/Hypothèses :
«L’hypothèse centrale est que les hommes ’borderlines’ coupables de l’homicide de leur conjointe présentent significativement plus d’indices dissociatifs que les hommes ’borderlines’ qui sont violents physiquement envers leur conjointe, sans avoir commis un homicide.» (p. 130)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Le groupe homicide (groupe H) et le groupe non homicide (groupe NH) sont composés respectivement de 14 hommes francophones rencontrant les critères du trouble de la personnalité ’borderline’ et ne rencontrant pas les critères d’un trouble bipolaire ou psychotique. Les participants du groupe H ont été reconnus coupables de l’homicide de leur conjointe; ils ont été choisis dans des établissements québécois du Service Correctionnel du Canada. [...] Le groupe NH est constitué de participants ayant été violents physiquement avec leur conjointe; leur recrutement a été fait dans des organismes québécois spécialisés dans le traitement des hommes violents: le centre le CAHO et le centre Accord Mauricie Inc.» (p. 130-131)

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Les résultats formels obtenus à l’aide du DES [Dissociative Experiences Scale] et du Hand Test infirment l’hypothèse d’un plus grand nombre d’indices dissociatifs pour le groupe H comparativement au groupe NH. Par contre, certaines données descriptives de l’incident homicide soulèvent des questions qui demeurent sans réponse. Ainsi, au moment de l’homicide, le contexte de perte de l’objet est présent dans la majorité des cas (85,7 %), les participants homicides mentionnant des symptômes rattachés à la dissociation dans 57 % des cas lors de l’entrevue.» (p. 136) Les auteurs concluent que «[m]ême si l’hypothèse de base n’est pas vérifiée, cette étude fournit des indices pour poursuivre une réflexion sur la violence conjugale. Premièrement, elle a le mérite de comparer deux formes de violence conjugale distinctes (mortelle et non mortelle), ce qui n’avait été fait que très rarement dans le passé, puisqu’on a tendance à étudier toutes les formes de violence conjugale sans les distinguer. Deuxièmement, elle permet de constater que le problème de la dissociation n’est pas aussi structural que nous l’avions pensé au départ. Dès lors, il importe que les études à venir évaluent les tendances dissociatives à un moment qui soit le plus rapproché possible de l’incident.» (p. 138)