Transition démographique et mise au travail des enfants dans la ville de Québec à la fin du XIXe siècle

Transition démographique et mise au travail des enfants dans la ville de Québec à la fin du XIXe siècle

Transition démographique et mise au travail des enfants dans la ville de Québec à la fin du XIXe siècle

Transition démographique et mise au travail des enfants dans la ville de Québec à la fin du XIXe siècles

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Référence bibliographique [1216]

Marcoux, Richard. 2009. «Transition démographique et mise au travail des enfants dans la ville de Québec à la fin du XIXe siècle». Dans Temps, espace et modernités : mélanges offerts à Serge Courville et Normand Séguin , sous la dir. de Brigitte Caulier et Rousseau, Yvan, p. 107-120. Québec: Presses de l’Université Laval.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’objectif de cette recherche est [...] de tenter de mieux saisir les logiques productives à l’intérieur desquelles s’inscrivent certaines familles de la ville de Québec en 1901, et ce, afin de dégager des comportements démographiques particuliers qui pourraient expliquer la fécondité ’curieusement’ élevée que l’on retrouve à Québec au tournant du siècle. » (p. 108)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données de recensements de la population réalisés au Canada entre 1871 et 1901

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Dans ce chapitre, l’auteur défend la thèse que « la ’curieuse’ haute fécondité de Québec au tournant du XXe siècle pourrait s’expliquer en bonne partie par le fait qu’une grande proportion des familles de cette ville s’inscrivaient dans le modèle de l’économie familiale. Ce modèle, dont l’idéal type se retrouve dans les sociétés paysannes, semble en effet favoriser une fécondité plus prolifique et s’appuyer sur une plus large utilisation de la main-d’oeuvre enfantine. [...] L’examen des activités des enfants des travailleurs du secteur de la cordonnerie et de la transformation du cuir, un secteur pratiquement absent du milieu rural mais qui retroupe près d’un travailleur sur sept à Québec, [lui permet] d’illustrer ce qui s’avère être les logiques d’économie familiale dans un contexte urbain et qui, d’une part, favorisent un faible taux de scolarisation des enfants et leur mise au travail précoce et, d’autre part, semblent porteuses de comportements natalistes de la part des couples. » (p.. 119-120)