Une métropole à trois vitesses? Bilan sur les disparités de revenu dans le Grand Montréal, 1970-2005

Une métropole à trois vitesses? Bilan sur les disparités de revenu dans le Grand Montréal, 1970-2005

Une métropole à trois vitesses? Bilan sur les disparités de revenu dans le Grand Montréal, 1970-2005

Une métropole à trois vitesses? Bilan sur les disparités de revenu dans le Grand Montréal, 1970-2005s

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Référence bibliographique [12128]

Rose, Damaris et Twigge-Molecey, Amy. 2013. Une métropole à trois vitesses? Bilan sur les disparités de revenu dans le Grand Montréal, 1970-2005. Rapport de recherche 222F. Toronto: Cities Centre, Université de Toronto.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Le présent rapport vise à documenter l’évolution spatiale des quartiers aisés, pauvres et de classe moyenne de la RMR [région métropolitaine de recensement] de Montréal entre 1970 et 2005 à l’aide de statistiques descriptives.» (p. 4)

Questions/Hypothèses :
«Les interrogations sont nombreuses: le nombre relatif de quartiers à haut et à bas revenu a-t-il changé? Le nombre de quartiers à moyen revenu a-t-il décliné en termes relatifs ou absolus? [...] Où sont les groupements de quartiers qui s’enrichissent, s’appauvrissent ou restent dans la moyenne de la région métropolitaine? Sont-ils situés au centre-ville, dans la proche banlieue ou dans les municipalités plus éloignées de la ’couronne’? Quelles sont les principales caractéristiques des zones de changement ou de stabilité?» (p. 5)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«[N]ous utilisons les limites des secteurs de recensement (SR) de Statistique Canada pour délimiter les frontières des ’quartiers’, en reconnaissant que cette pratique établie demeure toutefois imparfaite.» (p. 5)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Pour l’ensemble de la RMR, les données ne révèlent qu’une faible tendance à la bipolarisation des revenus, la proportion des secteurs de recensement (SR) se situant dans la catégorie des revenus moyens n’ayant que modérément diminué pendant la période d’étude. Les résultats diffèrent quelque peu lorsque l’on sépare la RMR en deux sous-ensembles: l’île de Montréal et les banlieues périphériques. Sur l’île de Montréal, on constate une baisse prononcée du nombre relatif de SR à revenu moyen, si bien qu’en 2005 moins de la moitié des SR affichaient un revenu avoisinant la moyenne métropolitaine. En dépit de la montée du phénomène de gentrification dans les quartiers centraux, les données indiquent que les classes moyennes supérieures optent toujours majoritairement pour les banlieues périphériques, situées pour la plupart à l’extérieur de l’île.» (p. iii) «Les facteurs liés à la démographie et au cycle de vie ont également joué un rôle important dans la transformation du paysage social de Montréal, notamment l’augmentation de la monoparentalité. En effet, en dépit d’une grande diversité de profils socio-économiques chez les familles monoparentales, le nombre élevé de parents célibataires à faible revenu dans un axe est-ouest traversant la partie sud de la ville – d’Hochelaga-Maisonneuve à Verdun – est un important facteur explicatif des bas revenus de ces quartiers.» (p. 19)