Aspects éthiques

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Référence bibliographique [12112]

Roy, David J. 1983. «Aspects éthiques». Dans L’insémination artificielle thérapeutique , sous la dir. de Marcel J. Melançon, p. 141-161. Québec: Les Presses de l’Université Laval.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Dans ce chapitre, l’auteur entend aborder les divers enjeux éthiques qui entourent la question de l’insémination artificielle hétérologue (insémination artificielle avec donneur). Ainsi, il mentionne en introduction que «[l]’insémination artificielle hétérologue n’est pas nouvelle et l’usage de plus en plus répandu de cette technique de reproduction humaine donne à penser que tous les graves problèmes moraux et sociaux qu’elle soulève sont depuis longtemps résolus. Il n’en est rien. Parmi les principales questions d’ordre éthique qui s’y rattachent, plusieurs attendent toujours une solution convenable.» (p. 134)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


À la lumière de ses recherches, l’auteur mentionne que «[d]es problèmes émotifs et psychologiques peuvent survenir chez certains couples qui envisagent l’insémination hétérologue. Ces couples requièrent un appui psychologique compétent dont il ne faut pas minimiser l’importance. Il est parfois même souhaitable de déconseiller au couple le recours à cette méthode de fertilisation. Ainsi, un éditorial du British Médical Journal reconnaît que ‘dans certaines circonstances, il vaut mieux encourager le couple à accepter le fait qu’il n’ait pas d’enfants et à en profiter plutôt qu’à persévérer dans une voie qui n’est pas la sienne’.» L’auteur conclut que «[l]’insémination artificielle hétérologue est une technique déjà éprouvée et l’expérience montre qu’elle ne doit pas en principe être l’objet d’un rejet moral systématique. Les positions qui l’associaient à une dépersonnalisation de la sexualité humaine et à une violation de la promesse du mariage doivent être reconsidérées. Il n’est pas établi que les couples qui recourent à cette méthode de fécondation offrent un milieu défavorable au développement sain de l’enfant, bien au contraire. Rien non plus ne justifie la crainte que l’insémination artificielle serve à des programmes de sélection eugénique de la population.» (p. 160)