Ni tout l’un ni tout l’autre : Rencontres, métissages et ethnogenèse au Saguenay - Lac-Saint-Jean aux 16e et 17e siècles

Ni tout l’un ni tout l’autre : Rencontres, métissages et ethnogenèse au Saguenay - Lac-Saint-Jean aux 16e et 17e siècles

Ni tout l’un ni tout l’autre : Rencontres, métissages et ethnogenèse au Saguenay - Lac-Saint-Jean aux 16e et 17e siècles

Ni tout l’un ni tout l’autre : Rencontres, métissages et ethnogenèse au Saguenay - Lac-Saint-Jean aux 16e et 17e siècless

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Référence bibliographique [12110]

Rousseau, Louis-Pascal. 2012. «Ni tout l’un ni tout l’autre : Rencontres, métissages et ethnogenèse au Saguenay - Lac-Saint-Jean aux 16e et 17e siècles». Thèse de doctorat, Québec, Université Laval, Département d’histoire.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Résumé à sa plus simple expression, l’objectif de la présente recherche consiste à apporter un nouvel éclairage sur le concept d’ethnogenèse métisse, notamment en définissant son encadrement théorique et méthodologique, ainsi qu’à démontrer en quoi ce concept peut être appliqué à l’étude d’un parcours historique régional particulier, en l’occurrence ici celui du Saguenay – Lac-Saint-Jean.» (p. 34)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteur se base sur des sources primaires et secondaires.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Ici prend forme un principe fondamental que la présente recherche entend proposer aux études en matière d’ethnogenèse: les chances de voir apparaître une communauté métisse dans une région donnée peuvent s’avérer inversement proportionnelle à l’intensité des contacts euro-amérindiens qui s’y sont déroulés. Plus les populations amérindiennes et coloniales sont distantes et isolées les unes des autres, plus les individus et, éventuellement, les familles métissées sont amenées à jouer entre elles un rôle particulier à titre d’intermédiaires culturels. Lorsque les populations amérindiennes et coloniales sont entrées massivement en contact et qu’elles ont eu l’occasion de s’adapter profondément l’une à l’autre, les besoins pour que se développent entre elles des intermédiaires diminuent. Le dernier facteur favorisant l’intégration des individus métissés parmi les groupes amérindiens du Saguenay – Lac-Saint-Jean est relatif à la capacité de ces derniers à absorber des personnes en provenance de régions externes. Plusieurs indices démontrent en effet que les groupes amérindiens locaux détenaient, avant même qu’ils ne soient soumis aux pressions coloniales, des mécanismes d’accueil de nouveaux membres par lesquels ils tissaient constamment des liens avec leurs voisins. Les structures familiales des autochtones fonctionnaient sur la base d’unités ouvertes, qui pouvaient prendre collectivement en charge des individus provenant d’autres horizons, ainsi que leur descendance.» (p. 343)