La circulation des enfants abandonnés en Lorraine à la fin du XVIIIe siècle

La circulation des enfants abandonnés en Lorraine à la fin du XVIIIe siècle

La circulation des enfants abandonnés en Lorraine à la fin du XVIIIe siècle

La circulation des enfants abandonnés en Lorraine à la fin du XVIIIe siècles

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Référence bibliographique [12101]

Plourde, Andrée-Anne. 2014. «La circulation des enfants abandonnés en Lorraine à la fin du XVIIIe siècle». Mémoire de maîtrise, Québec, Université Laval, Département d’histoire.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Elle traite des parcours de vie des enfants délaissés qui furent admis à l’hôpital en 1774 et 1775 [à Nancy, en France].» (p. iii)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Le mémoire «s’appuie essentiellement sur le fonds d’archives H-dépôt 5 (1-37) - Hospice St-Stanislas (Nancy).» (p. iii)

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


Au regard de l’historiographie, «le destin réel des enfants abandonnés recueillis par leur famille, leur voisinage, leur communauté ou les seigneurs hauts-justiciers, nous échappent souvent.» (p. 14) «Les causes de l’abandon d’enfants en France […] étaient assez complexes. Les motifs des parents ‘abandonneurs’ étaient très diversifiés. L’acte relevait d’ailleurs d’une décision personnelle des parents ou d’un choix familial, et pouvait être le résultat d’infortunes individuelles ou collective.» (p. 29) L’auteure relève que «l’institution [l’Hôpital de Nancy] devait à l’origine recueillir les enfants abandonnés de la province et les élever sur place en communauté jusqu’à ce qu’ils soient en état de subvenir eux-mêmes à leurs besoins. L’établissement devait donc servir de lieu d’asile pour les petits sans famille. Il devait constituer, en quelque sorte, ce que nous appelons de nos jours un orphelinat, même si parmi les enfants recueillis, la plupart n’étaient pas orphelins au sens strict. [L]’analyse approfondie des registres d’admissions et des procès-verbaux de la réception des enfants, ainsi que l’examen attentif de la correspondance des administrateurs, montrent que durant les premières années de fonctionnement de l’établissement, la plupart des enfants admis à l’hôpital n’y furent pas élevés: ils ne s’y arrêtaient souvent que dans l’attente d’un placement à l’extérieur.» (p. 145)