La correspondance de la famille de Théodore-Jean Lamontagne (1852-1925) : La lettre, véhicule d’une expérience migratoire

La correspondance de la famille de Théodore-Jean Lamontagne (1852-1925) : La lettre, véhicule d’une expérience migratoire

La correspondance de la famille de Théodore-Jean Lamontagne (1852-1925) : La lettre, véhicule d’une expérience migratoire

La correspondance de la famille de Théodore-Jean Lamontagne (1852-1925) : La lettre, véhicule d’une expérience migratoires

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Référence bibliographique [12097]

Mimeault, Mario. 2011. «La correspondance de la famille de Théodore-Jean Lamontagne (1852-1925) : La lettre, véhicule d’une expérience migratoire». Thèse de doctorat, Québec, Université Laval, Département d’histoire.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette thèse se penche sur la correspondance que la famille de Théodore-Jean Lamontagne a échangée de 1852 à 1925. [N]euf des quinze enfants de cet homme d’affaires gaspésien se sont volontairement expatriés aux États-Unis et dans l’ouest canadien sans jamais briser le lien qui les unissait. Le présent travail cherche à dégager les caractères de la mobilité qui les a emportés au loin.» (p. i)

Questions/Hypothèses :
«L’hypothèse soutenue veut que ce corpus épistolaire soit le véhicule d’une expérience migratoire.» (p. i)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Une abondante documentation témoigne de la mobilité de la famille de Théodore-Jean Lamontagne. Bien qu’un très grand nombre de pièces d’archives aient été perdues, celles touchant particulièrement les années 1850 à 1879, il subsiste quelques 5 000 documents de toutes sortes. [...] Parmi ces documents divers, on trouve 1 984 lettres qui rendent compte des opérations de la compagnie à l’un ou l’autre de ses établissements ou qui donnent accès à l’univers familial. On peut d’ores et déjà identifier dans cette collection trois types de correspondance. Une d’affaires, qui représente le courant commercial développé par Théodore-Jean, un courrier issu des contacts familiaux maintenus par ceux des membres de la famille qui ont étudié au Québec ou hors du Québec, ou bien qui ont pris époux ou épouse ailleurs dans la province et, enfin, un ensemble de lettres qui témoignent de la dispersion des enfants à travers le continent. C’est ainsi que leurs lettres proviennent des Maritimes, du Québec, de l’Ontario, de la Colombie-Britannique, de la Nouvelle-Angleterre, de la Californie.» (p. 10-11)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«L’analyse de cette correspondance offre l’occasion de démonter les mécanismes décisionnels quand vient le temps de partir. Il apparaît que la mobilité familiale fut une réponse imposée par les contraintes du présent, mais qu’elle a aussi été un choix exercé dans le cadre de stratégies familiales héritées du passé. En s’écrivant, les membres de la fratrie se sont réunis dans un espace épistolaire commun, rien de moins qu’une troisième dimension. Cette réalité, tangible par la masse documentaire en soi, se veut indicative par son contenu des déplacements de la famille à travers le continent. Considérée à un autre niveau, elle devient un univers immatériel, partagé entre le psychologique et le mental, où s’exprime le sentiment d’appartenance de ses auteurs. Le contact régulier de la famille avec l’extérieur ayant élargi leurs horizons, la lettre, miroir d’une époque, renvoie l’empreinte que les grands événements du temps ont laissée sur la destinée du groupe.» (p. i)