Réalisme critique et désistement du crime chez les sursitaires québécois : Appréhension des facteurs structurels, institutionnels et identitaires

Réalisme critique et désistement du crime chez les sursitaires québécois : Appréhension des facteurs structurels, institutionnels et identitaires

Réalisme critique et désistement du crime chez les sursitaires québécois : Appréhension des facteurs structurels, institutionnels et identitaires

Réalisme critique et désistement du crime chez les sursitaires québécois : Appréhension des facteurs structurels, institutionnels et identitairess

| Ajouter

Référence bibliographique [12073]

Dufour, Isabelle F. 2013. «Réalisme critique et désistement du crime chez les sursitaires québécois : Appréhension des facteurs structurels, institutionnels et identitaires». Thèse de doctorat, Québec, Université Laval, École de service social.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objet de cette thèse est de mieux comprendre le(s) processus de désistement du crime de sursitaires québécois.» (p. 49)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
La thèse est basée sur un «échantillon de 30 hommes qui avaient reçu une peine d’emprisonnement avec sursis au Québec et qui n’avaient pas récidivé depuis le jugement.» (p. ii)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Parmi les facteurs institutionnels, l’auteure s’attarde longuement sur l’influence des liens familiaux dans la réhabilitation des participants. «De nombreuses études indiquent que le fait d’avoir commis des actes criminels s’accompagne, la plupart du temps, d’une détérioration des relations sociales avec la famille et les pairs (Thornberry, 1997). De la même manière, la majorité des répondants rencontrés dans le cadre de cette étude ont vu leurs liens familiaux se détériorer, soit au moment où ils commettaient des délits ou encore au moment où les infractions ont été portées à la connaissance de leur famille. Souvent, lorsque les relations familiales sont rompues ou qu’elles s’enveniment, les répondants se sentent incompris. La rupture est souvent une raison évoquée pour expliquer la poursuite les activités criminelles. Puis, progressivement, les répondants changent de perspective et évaluent plutôt ce qu’ils devraient faire pour rebâtir ces liens. Ils réalisent alors que ces relations institutionnelles ne pourront être reconstruites que s’ils renoncent à commettre des délits. C’est donc l’idéal de reconstruction de ces relations qui devient, en quelque sorte, le leitmotiv de leur désistement. […] Ainsi, les sentiments d’abandon, de trahison ou d’incompréhension vont progressivement être remplacés par le désir de ’prouver’ à la famille, aux amis ou à l’employeur que l’on peut ‘s’en sortir’.» (p. 162-163)