L’intégration socioculturelle des réfugiés par une approche interactionniste : le cas des Colombiens au Québec

L’intégration socioculturelle des réfugiés par une approche interactionniste : le cas des Colombiens au Québec

L’intégration socioculturelle des réfugiés par une approche interactionniste : le cas des Colombiens au Québec

L’intégration socioculturelle des réfugiés par une approche interactionniste : le cas des Colombiens au Québecs

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Référence bibliographique [12009]

Quesada, Aurélie. 2011. «L’intégration socioculturelle des réfugiés par une approche interactionniste : le cas des Colombiens au Québec». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département de sociologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[C]e travail de recherche [a] pour objectif par une approche interactionniste et des outils ethnométhodologique d’observer comment ces populations [les réfugiés colombiens] déplacées s’intègrent dans leur société d’accueil. Nous avons mis l’accent sur les interactions socioculturelles pour pouvoir mieux comprendre le ressenti de ces réfugiés dans un modèle d’intégration interculturelle.» (p. iv)

Questions/Hypothèses :
L’auteure tente de répondre aux questionnements suivants: «comment le modèle d’intégration macrosociologique de l’interculturalisme (modèle d’intégration québécois) influence-t-il les interactions entre les réfugiés colombiens et la population québécoise d’un point de vue microsociologique?» (p. 3-4) Quelles interactions vont se mettre en place avec la société québécoise? Quel est le rôle des associations, sont-elles importantes dans ce processus d’intégration? Quelle est la place des activités sportives ou culturelles dans le quotidien des réfugiés? Quelle est la place de la langue pour ces nouveaux arrivants? Est-ce différent d’une ville à l’autre? Quelles conclusions pouvons-nous tirer entre le pont du ‘macro’ et du ‘micro’? Il y a-t-il [sic] interdépendance entre les deux pour le cas des réfugiés colombiens? Ou à contrario l’un est [sic] indépendant de l’autre?» (p. 4)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est basée sur la participation de 13 réfugiés d’origine colombienne [7 installés à Montréal et 6 à Québec].

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les familles colombiennes ont tendance à se refermer sur eux [sic], à sortir entre eux [sic], mais ce n’est pas pour autant qu’ils [sic] vont s’exclure du reste de la société […] Du point de vue culturel, on peut voir que l’équilibre se fait entre la sphère publique et la sphère privée. C’est-à dire que dans la sphère publique les réfugiés colombiens en majeure partie vont s’adapter et interagir avec la société québécoise en comprenant ses valeurs par l’intermédiaire du français.» (p. 137) «[P]our les familles, [l]es enfants [ont] une place centrale. En effet, les enfants vont être le pont entre la famille et la société québécoise ils vont favoriser les interactions entre leurs parents et le reste de la société québécoise. Ils ont une plus grande facilité à apprendre la langue et à s’intégrer. […] Ils sont ainsi un vecteur pour les parents d’interagir avec la population québécoise. […] Nous retrouvons l’équilibre culturel entre la sphère privée et publique. Chez eux ils vont parler l’espagnol principalement parce que c’est important, selon eux, de garder leurs racines, mais à l’extérieur de la sphère familiale, c’est le français. On retrouve ici l’élément clé de l’interculturalisme ce modèle d’intégration québécois» (p. 139)