La spirale de l’itinérance

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La spirale de l’itinérance

La spirale de l’itinérances

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Référence bibliographique [11959]

Gélineau, Lucie. 2013. «La spirale de l’itinérance». Dans Actes du forum public Mieux voir pour mieux agir : Non à l’itinérance des femmes , sous la dir. de Véronique Colas, Bourgault, Catherine et Poirier, Guylaine, p. 65-76. Montréal: Table des groupes de femmes de Montréal.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Dans ce projet, nous avons cherché à comprendre les conditions de (sur)vie de femmes en situation d’itinérance, de la grande région de Québec (Charlevoix, Portneuf et Québec) en leur offrant un espace pour s’exprimer.» (p. 65)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure spécifie que «[s]i 62 femmes ont été rencontrées, les propos dont je vous ferai part ce matin proviennent de 57 d’entre elles, dont le vécu correspondait à la définition que nous nous sommes donnée de l’itinérance. […] Les femmes qui ont participé à cette recherche étaient âgées de 18 à 65 ans» (p. 65-66)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Dans plusieurs parcours émerge l’apprentissage d’une culture d’errance. Celle-ci est liée au recours à la Direction de la protection de la jeunesse, au passage dans de nombreuses familles d’accueil ou encore à l’itinérance de leur propre mère, notamment ‘organisationnelle’ via les maisons d’hébergement pour femmes en difficulté.» (p. 70) L’auteure souligne que «[l]a maternité est à la fois sujet de tabous et zone de grande vulnérabilité. Si pour certaines, devenir mère à un jeune âge fut source de rejet par la famille, pour d’autres, elle fut source de fragilisation. Plusieurs se sentent impuissantes à répondre adéquatement aux besoins de leurs enfants et craignent de les perdre. D’autres se disent inaptes ou inaccomplies comme mère. Ceci alimente la détresse et semble déterminer leurs stratégies de recours aux services. Puis, il y a la détresse liée aux luttes entourant la garde des enfants, et celle, pour certaines, liée à la perte de l’enfant, notamment confié à la garde d’un ex-conjoint, d’un parent ou de la DPJ.» (p. 71)