La violence constituante

La violence constituante

La violence constituante

La violence constituantes

| Ajouter

Référence bibliographique [11947]

Dubé, Virginie. 2013. «La violence constituante». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université de Montréal, Département de psychologie.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Dans le cadre de ce mémoire, nous tenterons de contribuer à la compréhension des processus qui régissent la relation entre le parent et l’infans, en nous intéressant plus spécifiquement au primat de l’autre en tant que constituant nécessaire de la psyché de l’infans, au sens ou l’entend la psychanalyse. Sachant que le développement de l’enfant dépend grandement de la qualité des soins psychiques et corporels qu’il reçoit, nous chercherons néanmoins à montrer comment la relation parent-enfant doit néanmoins prendre la forme d’une certaine violence.» (p. i)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure base ses «analyses sur les théories développées par Piera Aulagnier et Jean Laplanche.» (p. i)

Type de traitement des données :
Analyse théorique

3. Résumé


«Nous avons pu trouver, tant dans la pensée d’Aulagnier que dans celle de Laplanche, l’idée directrice d’une violence nécessairement présente dans la genèse primaire de la psyché. Au contraire des diverses formes de ce qu’on reconnait habituellement comme violence (voies de fait, meurtre, attentats, etc.), cette violence qui se déroule à l’insu tant du parent que dans l’enfant est apparue comme constituante, dans la mesure où elle préside à la formation du rapport à soi en tant que Je ainsi que du rapport à l’autre parental et ultimement social. Je ne peux pas dire Je avant qu’on ait dit Je à ma place; je ne peux pas avoir d’inconscient avant qu’on m’ait transmis des désirs non assumés et en partie intraduisibles, etc. [I]l y aurait peut-être lieu de distinguer la forme générale que prend la violence chez Aulagnier et chez Laplanche. Chez ce dernier, la violence vient de la présence originaire et excessive de l’autre au cœur même de la psyché: c’est l’irréductibilité de l’altérité en moi qui est violente. Chez Aulagnier par contre, la violence vient de ce que l’individualité et l’altérité propre de l’infans est toujours déjà interprétée et travaillée par la mère et la culture: c’est alors la tentative de la réduction de l’altérité de l’infans par la mère qui est violente (notamment en ce que la mère cherche d’abord à faire de l’infans un double d’elle-même; de ramener l’autre au même).» (p. 45)