Un genre en construction : féminité et théâtre à la Congrégation Notre-Dame de Montréal

Un genre en construction : féminité et théâtre à la Congrégation Notre-Dame de Montréal

Un genre en construction : féminité et théâtre à la Congrégation Notre-Dame de Montréal

Un genre en construction : féminité et théâtre à la Congrégation Notre-Dame de Montréals

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Référence bibliographique [11857]

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[N]ous explorerons le pourquoi et le comment de l’utilisation de l’art dramatique par la Congrégation de Notre-Dame. Nous tenterons par là de cerner certaines caractéristiques du genre féminin qui sont transmises à travers cette pratique artistique.» (p. 35)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est basée sur les archives de la Congrégation Notre-Dame.

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


«[La] pratique de la diction au XIXe et au début du XXe siècle a […] un lien avec la formation des futures mères et épouses. En effet, […] les pédagogues canadiens-français de la période considèrent que leurs [les jeunes femmes] rôles se résument essentiellement à ceux de mère et d’épouse» (p. 44) «L’analyse des devoirs sur la pièce de Molière montre que [l]es idées sur la féminité sont loin de plaire à toutes les jeunes filles et que leurs divergences de vues relativement aux rôles et à l’éducation des femmes sont plurielles. Si certaines d’entre elles n’accordent d’importance qu’au rôle de mère, d’autres, en effet, sans renier la maternité, voient dans l’éducation une voie d’accès au marché du travail, alors qu’un troisième groupe, plus nombreux, endosse le discours qui associe l’éducation féminine à la fois au rôle de mère et au rôle de femme du monde. Très imprégnée par les idéologies de l’époque, la majorité des jeunes filles croit qu’une éducation féminine doit servir, en premier lieu, à pourvoir leurs futurs enfants d’une bonne base éducationnelle et, en deuxième lieu, à acquérir les compétences pour participer à des réunions et des discussions afin de leur apporter ‘imagination et sensibilité’» (p. 52-53)