La prescription de l’attachement en contexte d’adoption internationale

La prescription de l’attachement en contexte d’adoption internationale

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Référence bibliographique [11854]

Piché, Anne-Marie. 2012. «La prescription de l’attachement en contexte d’adoption internationale ». Nouvelles Pratiques Sociales, no 1, p. 79-101.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’article est un résumé de la thèse doctorale de l’auteure. L’étude vise ainsi à «déconstruire une perception générique des besoins des enfants adoptés, pour mieux se recentrer sur la diversité des expériences adoptives.» (p. 81)

Questions/Hypothèses :
Les questionnements abordés dans cet article sont les suivants: «Quelles sont les expériences des parents qui accueillent ces enfants, alors que l’écart se creuse entre leurs attentes et désirs d’enfants; et les nouvelles réalités de l’adoption? Comment leurs familles se construisent-elles alors qu’ils accueillent un enfant qui a déjà une histoire, des liens?» (p. 82)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est basée sur la participation de «12 parents adoptifs (11 mères et 1 père) d’enfants ‘grands’ (âgés entre 14 et 54 mois à l’adoption) provenant de six pays à l’international.» (p. 82)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«L’argument de maîtrise du lien qui est véhiculé par les discours spécialistes de l’adoption qui se rattachent à la prévention précoce est réconfortant et cependant beaucoup moins prévisible que sa promesse: il laisse les parents en recherche de repères à penser qu’ils peuvent et doivent maîtriser le cours de l’évolution de leur enfant par leur relation. Il néglige l’acceptation et la valorisation de relations différentes, d’enfants différents. Ces préjugés nuisent énormément à l’accueil d’enfants plus âgés; la perception commune est qu’ils ne peuvent pas bien vivre dans une nouvelle famille, et encore moins se relier de manière positive à leurs parents parce que les ‘premières étapes’, si importantes, auront été manquées. Cette illusion a aussi un impact sur la perception de ‘choix’ dans l’acte d’adoption qui laisse à penser, à tort, qu’un tel contrôle sur la vie familiale est possible par le type d’enfant demandé, ou par les seuls efforts des parents.» (p. 97)