La famille et l’instruction, la pauvreté et l’hygiène publique sous l’œil de l’histoire

La famille et l’instruction, la pauvreté et l’hygiène publique sous l’œil de l’histoire

La famille et l’instruction, la pauvreté et l’hygiène publique sous l’œil de l’histoire

La famille et l’instruction, la pauvreté et l’hygiène publique sous l’œil de l’histoires

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Référence bibliographique [11744]

Bastien, Robert et Laé, Jean-François. 2011. «La famille et l’instruction, la pauvreté et l’hygiène publique sous l’œil de l’histoire ». Service Social, vol. 57, no 2, p. 113-128.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Le présent article vise à «situer la place qu’occupe l’hygiène à l’école et d’en saisir l’évolution» pour la période étudiée. Les auteurs entendent aussi révéler «la manière dont l’hygiène est conçue comme matière enseignée et à enseigner, mais plus encore comme outil de propagande [et] la place incertaine que la famille, en particulier la famille pauvre, occupe dans le dessein de l’éducation des enfants et de leur hygiène.» (p. 115)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
La présente étude est basée sur «[l]’exploitation d’un fonds d’archives de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).» (p. 113)

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


«L’hygiène publique et l’instruction publique sont des entrées par lesquelles on peut voir la place qu’occupent la famille, et particulièrement les familles pauvres, dans la société du XIXe et du XXe siècle. [Les archives consultées mettent] en lumière les dispositifs d’inspection de tous les membres de l’école, les problèmes qui menacent la santé et la réussite scolaire des jeunes élèves, ainsi que les dispositifs de gestion et de contrôle que l’école et l’hygiénisme mettent en place. On y voit se déployer la ‘propagande hygiéniste’ sur plusieurs niveaux, dans les manuels scolaires, mais aussi par une lutte acharnée pour contrer l’ignorance des familles. Manifestement, la famille est perçue comme un frein, les mères pauvres en particulier, tant elles bloquent la chaîne des opérations de l’hygiénisme. Le rôle de l’État libéral est examiné, sinon critiqué pour son laisser-aller. La science, la technique, le clergé et la morale forment un tout unifié sous une même volonté d’industrialisation: produire des hommes et des femmes en bonne santé, dociles et aptes à répondre aux exigences du monde du travail. Pour l’étude du rôle des familles dans le dessein de l’éducation et de la santé des enfants d’aujourd’hui, le détour par le passé s’impose pour connaître cette histoire qui continue d’agir.» (p. 113)