Pères absents, filles oubliées. Le récit de filiation chez Clémence Boulouque, Sibylle Lacan et Marie Nimier

Pères absents, filles oubliées. Le récit de filiation chez Clémence Boulouque, Sibylle Lacan et Marie Nimier

Pères absents, filles oubliées. Le récit de filiation chez Clémence Boulouque, Sibylle Lacan et Marie Nimier

Pères absents, filles oubliées. Le récit de filiation chez Clémence Boulouque, Sibylle Lacan et Marie Nimiers

| Ajouter

Référence bibliographique [11728]

Tremblay, Marilyn. 2013. «Pères absents, filles oubliées. Le récit de filiation chez Clémence Boulouque, Sibylle Lacan et Marie Nimier». Mémoire de maîtrise, Chicoutimi (Québec), Université du Québec à Chicoutimi, Département de lettres.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Ma recherche s’intéresse à la manière dont s’articule la relation père-fille dans […] trois récits autobiographiques qui s’inscrivent, plus précisément, dans la tendance des récits de filiation. J’entends montrer comment l’écriture filiale contribue à mettre en lumière l’identité de la fille oubliée en accordant un second souffle à celui qui n’est plus et qui a manqué à son rôle dans le passé.» (p. ii)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Dans mon mémoire, j’étudie trois œuvres de la littérature française contemporaine: Mort d’un silence (2003) de Clémence Boulouque, Un père (1994) de Sibylle Lacan et La Reine du silence (2004) de Marie Nimier.» (p. ii)

Type de traitement des données :
Analyse littéraire

3. Résumé


«Dans le premier chapitre, j’analyse la posture énonciative des narratrices des trois textes. Les trois adoptent la posture du témoin hanté par le secret du père disparu. […] Le deuxième chapitre est consacré aux moyens mis à contribution par les écrivaines pour évoquer le père. […] Ainsi, je montre que, malgré les divers moyens pris par les auteures-narratrices pour restituer le père, le portrait de ce dernier demeure fragmenté, lacunaire, ce qui ne va pas sans bouleverser la logique narrative des récits qui se présentent sous une forme éclatée, à l’image de la relation filiale difficile à réparer. Dans le troisième chapitre, je mets en lumière l’enjeu identitaire qui sous-tend les trois œuvres […]. Je précise que, si le portrait du père demeure incomplet à la fin de leur récit, les narratrices ont cheminé à la fois vers le deuil et vers la reconstruction de leur identité grâce à l’écriture. […] Au final, ce mémoire révèle que l’écriture autobiographique […] prend la forme d’un récit-tombeau dans lequel le père s’anime pour ensuite être mis en terre de façon définitive. […] Ainsi, le récit de filiation répare en quelque sorte la brèche entre passé et présent faisant, du coup, la lumière sur l’identité de la fille jadis oubliée.» (p. ii)