Étude comparative du fonctionnement dans la communauté des jeunes adultes schizophrènes et de leurs pairs sans psychopathologie

Étude comparative du fonctionnement dans la communauté des jeunes adultes schizophrènes et de leurs pairs sans psychopathologie

Étude comparative du fonctionnement dans la communauté des jeunes adultes schizophrènes et de leurs pairs sans psychopathologie

Étude comparative du fonctionnement dans la communauté des jeunes adultes schizophrènes et de leurs pairs sans psychopathologies

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Référence bibliographique [11714]

Roy, Laurence. 2012. «Étude comparative du fonctionnement dans la communauté des jeunes adultes schizophrènes et de leurs pairs sans psychopathologie». Thèse de doctorat, Montréal, Université de Montréal, École de réadaptation.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Le but de la thèse [par articles] est de documenter le fonctionnement dans la communauté des jeunes adultes schizophrènes au stade du premier épisode psychotique et de le comparer à celui de jeunes adultes sans psychopathologie. [Les objectifs spécifiques sont les suivants:] Dresser le profil fonctionnel des jeunes adultes schizophrènes âgés de 18 à 30 ans au stade du premier épisode psychotique [;] Dresser le profil fonctionnel des jeunes adultes âgés de 18 à 30 ans sans psychopathologie [;] Comparer le fonctionnement dans les activités productives, les relations interpersonnelles et les loisirs chez les jeunes adultes schizophrènes et leurs pairs sans psychopathologie [;] Examiner l’effet du groupe d’âge et du sexe sur le fonctionnement dans les activités productives, les relations interpersonnelles et les loisirs chez les jeunes adultes schizophrènes et sans psychopathologie [;] Comparer le fonctionnement dans la communauté des jeunes adultes schizophrènes et de leurs pairs sans psychopathologie.» (p. 6-7)

Questions/Hypothèses :
«Les questions de recherche associées [à l’objectif 1] sont : Comment les jeunes adultes perçoivent-ils leur fonctionnement en termes d’interactions avec leurs environnements humains et non-humains, de leurs rôles et de leurs activités au premier épisode psychotique? Quelles sont les situations de compétence et de handicap rencontrées par ces personnes? Quels éléments de la personne et de l’environnement influencent les situations de compétence et de handicap rencontrées? [L’hypothèse associée à l’objectif 3 est la suivante:] Les participants sans psychopathologie ont un meilleur fonctionnement que les jeunes adultes schizophrènes.[Les hypothèses associés à l’objectif 4 sont les suivantes:] Dans les deux groupes, les participants âgés de 26 à 30 ans ont un meilleur fonctionnement que ceux âgés de 22 à 25 ans, qui ont un meilleur fonctionnement que ceux du groupe des 18 à 21 ans [;] Dans le groupe des jeunes adultes schizophrènes seulement, les femmes ont un meilleur fonctionnement que les hommes.[Finalement, la question de recherche associée à l’objectif 5 est la suivante:] Quelles sont les similitudes et les différences entre les jeunes adultes avec et sans psychopathologie au niveau de leur fonctionnement à domicile et dans la communauté, à l’égard de leurs rôles, leurs activités, leurs environnements, leurs situations de compétence et leurs situations de handicap?» (p. 55-57)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
In the second article, «[p]articipants were fifty young adults with first-episode schizophrenia aged between 18 to 30 years old and fifty volunteers without any psychopathology matched for sex and age.» (p. 109) In the third article, «19 young adults with first episode psychosis were interviewed» (p. 133) In the fouth article, «[a] qualitative, grounded theory based, multiple case study was conducted among 52 adults aged 18 to 30 years old». (p. 166)

Instruments :
- Guide d’entretien semi-directif
- Questionnaire sociodémographique

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Analyse statistique

3. Résumé


«Les principaux constats qui se dégagent des analyses simples sont les suivants: Les jeunes adultes schizophrènes présentent des difficultés fonctionnelles significatives par rapport à leurs pairs sans psychopathologie, particulièrement dans les domaines des relations sociales et conjugales, du cheminement académique et de l’indépendance résidentielle et financière. [...] Les jeunes adultes schizophrènes perçoivent davantage de difficultés à établir et maintenir des relations avec leurs pairs qu’avec les membres de leur famille. Les conditions menant aux difficultés relationnelles avec leurs pairs ne sont pas les mêmes que celles menant aux difficultés avec les membres de la famille. Dans le premier cas, c’est la convergence de phénomènes systémiques (instabilité résidentielle, situation de précarité résidentielle et financière) et personnels (diminution de la capacité d’adaptation, habiletés sociales fragilisées, symptômes) qui diminue les opportunités au niveau relationnel. Dans le cas des membres de la famille, les difficultés relationnelles se situent au niveau de l’interaction entre le jeune adulte et les membres de sa famille, particulièrement le manque d’ajustement des attentes des parents en fonction de la situation nouvelle et une compréhension inadéquate de la maladie.» (p. 258-259)