Un lien moderne : l’exercice de la grandparentalité chez les enfants du baby-boom québécois

Un lien moderne : l’exercice de la grandparentalité chez les enfants du baby-boom québécois

Un lien moderne : l’exercice de la grandparentalité chez les enfants du baby-boom québécois

Un lien moderne : l’exercice de la grandparentalité chez les enfants du baby-boom québécoiss

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Référence bibliographique [1165]

Olazabal, Ignace et Desplanques, Anne-Caroline. 2009. «Un lien moderne : l’exercice de la grandparentalité chez les enfants du baby-boom québécois». Dans Que sont les baby-boomers devenus? Aspects sociaux d’une génération vieillissante , sous la dir. de Ignace Olazabal, p. 229-250. Québec: Éditions Nota bene.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Nous nous intéressons plus précisément ici à l’identité grandparentale des enfants du baby-boom, soit aux représentations sociales et à l’exercice concret de la fonction grandparentale dans le Québec contemporain par de jeunes grands-parents âgés de 65 ans et moins […]. Nous montrerons comment cette fonction sociale est actualisée par les membres de cette génération et dans quelle mesure elle se distingue de la grandparentalité d’antan. » (p. 233)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« La grandparentalité est un rôle social joué de façon relativement inédite par les enfants du baby-boom, bien qu’en réalité il constitue l’aboutissement de l’exercice moderne de la grand parentalité qui trouve ses origines avec le développement de la famille bourgeoise de la fin du XVIIIe siècle (Gourdon, 2001 et 2003). Le type d’implication est nouveau dans la mesure où elle suppose davantage de rencontres en tête-à-tête avec les petits-enfants alors que dans le passé la relation, beaucoup plus distante, tendait à passer directement par la présence des enfants, c’est-à-dire par des rencontres intergénérationnelles obligées. Cette relation est nouvelle, autrement dit, parce qu’elle se fonde plutôt sur la possibilité de choisir le degré d’engagement que sur une solidarité mécanique. Or si, effectivement, on observe une plus grande intensité du lien entre grands-parents et petits-enfants, celui-ci pourrait perdre en spontanéité. Il est de plus en plus négocié et, dans le cadre de cette négociation, les enfants jouent un rôle de sentinelle (médiateur) afin que soit maintenue la ‘bonne distance’, bien que, par ailleurs, notre enquête montre que les grands-parents contemporains sont plus proactifs au moment d’amorcer et de maintenir une relation avec leurs petits-enfants, développant une relation fondée sur la plaisanterie plutôt que sur la contrainte éducationnelle. Cela dit, la famille n’est plus le lieu de retrait des grands-parents. » (p. 248)