L’accompagnement comme idéaltype de l’intervention sociale : l’expérience et le point de vue de jeunes mères vivant une grossesse précoce et de leurs intervenantes dans un programme de soutien intensif

L’accompagnement comme idéaltype de l’intervention sociale : l’expérience et le point de vue de jeunes mères vivant une grossesse précoce et de leurs intervenantes dans un programme de soutien intensif

L’accompagnement comme idéaltype de l’intervention sociale : l’expérience et le point de vue de jeunes mères vivant une grossesse précoce et de leurs intervenantes dans un programme de soutien intensif

L’accompagnement comme idéaltype de l’intervention sociale : l’expérience et le point de vue de jeunes mères vivant une grossesse précoce et de leurs intervenantes dans un programme de soutien intensifs

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Référence bibliographique [11646]

Laramée, Michèle. 2013. «L’accompagnement comme idéaltype de l’intervention sociale : l’expérience et le point de vue de jeunes mères vivant une grossesse précoce et de leurs intervenantes dans un programme de soutien intensif». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département de sociologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ce mémoire répond à deux objectifs principaux: «1) exposer l’expérience d’accompagnement des deux principaux groupes d’acteurs impliqués, soit des jeunes mères et des intervenantes inscrites dans le PSJP, tout en révélant la nature de la relation d’accompagnement entre elles; et 2) réfléchir de façon plus globale sur les enjeux de l’accompagnement et de la relation entre l’accompagnant et l’accompagné et sur les implications de ces enjeux au niveau même du terme ‘accompagnement’.» (p. 45)

Questions/Hypothèses :
«Le programme et la pratique des intervenantes instaurent-ils vraiment des dynamiques de stigmatisation, de surveillance ou de contrôle, alors que l’on y prône la confiance et la proximité? À quels types de besoins la pratique des intervenantes permet-elle de répondre: ceux définis par le programme ou ceux des jeunes mères? Les intervenantes sont-elles instrumentalisées dans le cadre d’une idéologie sociobiologique sous-jacente au programme et deviennent-elles des agentes de contrôle social? Sont-elles des accompagnantes, cherchant à soutenir l’autonomie des jeunes mères et à les aider dans leur nouveau rôle? Ou bien finalement, assiste-t-on à un amalgame des deux: un accompagnement basé sur le pouvoir et sur la confiance? Sachant que la grossesse et la maternité à un jeune âge a longtemps été considérée – et l’est encore aujourd’hui comme un problème par bon nombre d’intervenants et de chercheurs, il devient pertinent de se questionner sur le rapport existant entre cette ‘clientèle à problème’ et celles qui interviennent directement auprès d’elle.» (p. 44)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est basée sur la participation de «huit jeunes mères vivant une grossesse précoce et auprès de leurs intervenantes (8) inscrites dans le cadre d’un programme de soutien intensif- le volet Soutien aux jeunes parents (PSJP) des SIPPE [Services intégrés en périnatalité et pour la petite enfance auprès de familles vivant en contexte de vulnérabilité] offert par les établissements à mission CLSC des CSSS […].» (p. vii)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


À la suite de ses recherches, l’auteure montre «comment la grossesse est un événement heureux pour les jeunes mères, et comment cela s’inscrit dans une logique de responsabilisation. Elles veulent devenir de meilleures personnes, de bonnes mères, et elles désirent être reconnues dans leurs aptitudes et leur prise de décision. Du côté des intervenantes, nous avons exposé leurs principaux objectifs d’intervention – le bien-être et la santé du bébé ainsi que l’autonomie des parents – et certains moyens qu’elles prennent pour y arriver dont l’utilisation de leurs savoirs et expériences personnels et la création d’une relation de proximité.» (p. 137) Elle avance aussi que «les dyades jeune mère/intervenante […] se caractérisent par la disponibilité, l’ouverture et l’engagement de part et d’autre. Les jeunes mères reconnaissent qu’elles ont des besoins, veulent de l’aide et sont prêtes à s’investir dans l’accompagnement; les intervenantes sont proches des besoins des jeunes mères et elles sont prêtes à la souplesse nécessaire à l’accompagnement. Il y a une participation active, une bonne entente et une certaine proximité entre les jeunes mères et les intervenantes.» (p. 139)