Délinquance des filles et délinquance des garçons : différence dans les comportements ou différence dans la gestion des comportements? Une étude du point de vue des intervenants

Délinquance des filles et délinquance des garçons : différence dans les comportements ou différence dans la gestion des comportements? Une étude du point de vue des intervenants

Délinquance des filles et délinquance des garçons : différence dans les comportements ou différence dans la gestion des comportements? Une étude du point de vue des intervenants

Délinquance des filles et délinquance des garçons : différence dans les comportements ou différence dans la gestion des comportements? Une étude du point de vue des intervenantss

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Référence bibliographique [11641]

Lafrenière, Catherine. 2012. «Délinquance des filles et délinquance des garçons : différence dans les comportements ou différence dans la gestion des comportements? Une étude du point de vue des intervenants». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université de Montréal, École de criminologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif général de l’étude consiste à cerner les tenants et aboutissants des désignations ‘troubles de comportement’ ou ‘délinquance’ attribuées aux comportements d’adolescent(e)s montréalais(e)s, à partir du point de vue d’intervenants clés en regard du processus décisionnel entourant cette désignation, tout en portant une attention particulière aux différences éventuelles dans ces désignations selon le genre de la personne.» (p. 39)

Questions/Hypothèses :
«Quel est le rôle des directeurs d’école, des travailleurs sociaux et des policiers intervenant auprès des jeunes en situation problématique dans la désignation de ces jeunes comme présentant ‘un trouble de comportement’ susceptible de conduire à une prise en charge sous l’égide de la Loi de la protection de la jeunesse ou un ‘comportement délinquant’ conduisant plutôt à leur prise en charge en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents? Voilà plus précisément la question qui a guidé l’ensemble de notre recherche.» (p. 38)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les différents intervenants finalement rencontrés se répartissent comme suit: a. intervenants scolaires – six directeurs adjoints de première et deuxième secondaire; b. intervenants judiciaires – sept policiers (agents sociocommunautaires); c. intervenants sociaux – deux travailleurs sociaux (travailleurs sociaux œuvrant en milieu scolaire).» (p. 45)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«L’analyse indique que, bien avant qu’un geste répréhensible ne soit posé, des moyens d’action pour réagir aux éventuelles situations-problèmes sont prévus par les institutions scolaires visitées, lesquels sont généralement inscrits dans le code de vie de l’école. Ceci étant, nous pouvions nous attendre à un cheminement systématique en fonction des gestes posés par les adolescents, les conduisant ultimement à être signalés au service de protection de la jeunesse ou aux services policiers, enclenchant de ce fait un processus de désignation ‘trouble de comportement’ ou ‘délinquance’. Toutefois, à travers le témoignage des intervenants interviewés, il n’apparaît pas d’enchaînement ordonné d’étapes répondant de manière schématique et systématique à un signalement ou à une plainte. Il appert plutôt que divers éléments contextuels se rapportant au dossier antérieur des jeunes, aux conditions familiales dans lesquelles ils vivent ou leur motivation à réussir peuvent venir modifier l’interprétation et l’application des règles en vigueur. […] De l’analyse des propos des intervenants ayant participé à l’étude, il ressort qu’en raison de la concertation, les différents professionnels adoptent une même attitude dans la prise de décision. C’est plutôt dans la manière d’intervenir auprès des jeunes qu’apparaît une différence dans leurs interventions spécifiques, ceci en fonction de la formation respective reçue par chacun.» (p. 120-121)